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Séminaire ENAR France - « ACTIONS POSITIVES » - Modalités et Limites

Séminaire ENAR France - ACTIONS POSITIVES » - Modalités et Limites : Sciences Po Paris, lundi 8 décembre 2008.

                                                    

l       Ouverture du séminaire, par Brice Monnou, Présidente d'ENAR France.

 

 

 

 

En introduction, la présidente d'ENAR-France a rappelé le contexte dans lequel s'inscrit ce séminaire :

 

 

Ø      Sa tenue dans les locaux de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris est éminemment symbolique, l'établissement étant un pionnier de l'action positive au regard de sa procédure d'admission « Convention Education Prioritaire » (CEP).

 

 

Ø      Ce séminaire s'inscrit également dans l'actualité : tandis qu’aux Etats-Unis, l’élection de Barack Obama à la présidence, le 4 novembre dernier, a un impact considérable, le Gouvernement français s’en tient à nommer des personnalités dites « issues de la diversité ».

 

 

Ø      Enfin, la tenue de ce séminaire procède du constat suivant : les discriminations, notamment liées à l'origine, sont encore monnaie courante en France.

 

 

L'existence de discriminations dans le domaine de l'éducation ou de l'emploi et l'absence de diversité en politique et dans les médias soulèvent la question de l'action positive : que peut-on faire en France pour assurer l'égalité réelle qui fait encore aujourd'hui défaut ?

 

 

Pourtant en France, aborder la question de l'action positive ne va pas sans soulever certaines difficultés :

 

 

Ø      Si l'action positive est admise en ce qui concerne l'égalité hommes-femmes, ou des quotas pour les personnes en situation de handicap, il en est tout autrement s'agissant de celle liée à l'origine. Cette dernière suscite encore beaucoup de méfiance en raison des risques inhérents qu'on lui associe souvent (assignation identitaire, entorse au principe républicain d'égalité, utilisation dangereuse) comme en témoigne notamment le débat sur les statistiques dites « ethniques ».

 

 

Ø      De plus, les débats sur l'action positive se caractérisent par le flou qui entoure la notion tant au niveau juridique qu'éthique.

 

 

Enar-France, dont le combat est la lutte contre le racisme et les discriminations, soutient les mesures d'actions positives à condition d’en envisager les modalités pratiques, la portée et les limites.

 

 

Ce débat participatif a pour ambition d'éclairer la notion d'action positive dans trois domaines différents que sont l'éducation, l'emploi, et la représentation politique et médiatique.

 

 


 

 

l       Introduction « Les actions positives », par Gwénaëlle Calvès, professeur de droit public.

 

 

 

 

Gwénaëlle Calvès, notamment auteur d'un ouvrage de référence sur la discrimination positive[1], a rappelé le cadre juridique communautaire relatif à la notion d'action positive.

 

 

Même si le droit communautaire (Traité et directives) ne donne qu'une définition succincte de l'action positive, deux critères la caractérisent :

 

 

Ø      Elle a pour objectif d'assurer une égalité de fait.

Ø      Elle doit prévenir et compenser des désavantages liés à certains critères.

 

 

Au regard du Traité, l'action positive induit une logique de préférence, les textes prévoyant des « avantages spécifiques » concernant l'égalité hommes-femmes ou  des « mesures spécifiques » pour les autres critères.

 

 

L'action positive repose sur une distinction opérée sur le fondement de critères prohibés et vise à favoriser une catégorie de personnes. Elle déroge donc au principe d'égalité de traitement mais n'est qu' « apparemment discriminatoire », car son objectif final est l'égalité.

 

 

Pour être considérée comme une action positive au regard du droit communautaire, la mesure doit répondre à trois conditions :

 

 

Ø      Elle ne doit pas être excessive : elle doit uniquement promouvoir l’égalité des chances et non pas l’égalité de résultats.

Ø      Elle ne doit pas être exclusive : la préférence ne peut jouer qu’à qualification égale ou équivalente.

Ø      Elle doit être flexible : la préférence ne doit être ni inconditionnelle ni automatique.

 

 

Le strict respect de ces conditions est assuré par la Cour de Justice des Communautés Européennes (CJCE) qui apprécie et contrôle la proportionnalité de la mesure.

 

 

Les risques d’une action positive non encadrée.

 

 

Il existe un risque inhérent à la démarche de l'action positive. En effet, ces mesures peuvent susciter des sentiments d’injustice et de frustration; bien souvent elles sont impopulaires, comme ont pu le démontrer les mesures d'affirmative action aux Etats-Unis.

 

 

Alors que la population française a le sentiment de vivre dans une société bloquée, codée (poids des

(1) diplômes, des réseaux, etc.) et de plus en plus marquée par les inégalités, il apparaît indispensable de s'imposer une double injonction :

 

 

Ø      Mener des politiques de manière transparente : dire ce que l'on fait, pourquoi et pour qui.

Ø      Ne pas renoncer à lutter contre les discriminations : le corps social (pouvoirs publics, associations, citoyens) est invité à réfléchir sur ses propres pratiques afin d'agir sur les structures qui produisent et renforcent les inégalités.

 

 

 

 

 

l       Education

 

 

 

 

L’éducation est au cœur de la réflexion sur les actions positives car elle touche à la notion fondamentale d’égalité des chances.

 

 

En 2000, Sciences Po Paris a lancé une procédure d'admission spécifique dite « Convention Education Prioritaire » (CEP) dont l’objectif est d'ouvrir les portes de l'établissement aux étudiants issus de zones territoriales défavorisées. Marie Mercat-Bruns, chercheuse et membre de l'équipe de direction de Sciences Po Paris, a présenté le dispositif en quelques chiffres :

 

 

Ø      3 promotions d'élèves déjà diplômés;

Ø      62 lycées partenaires en 2008;

Ø      477 élèves admis en 8 ans;

Ø      des résultats académiques comparables à ceux des autres étudiants;

Ø      50 à 70% des admis sont enfants de chômeurs, d'ouvriers ou d'employés;

Ø      3/4 des admis sont boursiers;

Ø      2/3 des admis ont au moins un parent né hors de France.

 

 

Pour bénéficier de ce dispositif, les lycées publics ou privés (sous contrat avec l'Etat ou non) doivent remplir au moins l’une des conditions suivantes:

 

 

Ø      Être classés en ZEP, ZUS, CUCS ou en zone de prévention de la violence;

Ø      Compter une proportion d'élèves de CSP défavorisées à plus de 70%;

Ø      Compter une proportion de collégiens issus de ZEP à plus de 70%.

 

 

Si les élèves sont pré-sélectionnés par leurs professeurs sur la base d'une revue de presse annuelle, la sélection s'opère par un oral d’admission devant un jury de Sciences Po.

 

 

Si cette expérience est un succès, certains émettent des critiques sur des limites possibles du dispositif :

 

 

Ø      Un dispositif qui maintient et entretient la différence : séminaire d'intégration spécifique, surnoms spécifiques des étudiants concernés, mise à part, etc.

Ø      Tous les étudiants ne sont pas issus de milieux sociaux défavorisés: la pertinence du territoire comme élément de sélection est posée;

Ø      Un dispositif considéré par d'autres lycées comme un simple palliatif qui ne répond pas au problème des inégalités dans l'éducation.

 

 

D'autres points peuvent également être soulevés :

 

 

Ø      La procédure de pré-sélection effectuée par les professeurs, qui sous entend une grande part de subjectivité, peut également être remise en question;

Ø      La pertinence d'une procédure d'admission différenciée est posée, alors que le réel problème semble être le concours d'entrée en lui-même car composé de matières fortement indexées au potentiel économique et social des étudiants (culture générale et langues étrangères notamment).

 

 

Si une réforme structurelle du concours d'entrée de Sciences Po Paris n'est pas encore d'actualité, l'établissement, qui compte déjà 40% d'étudiants étrangers, souhaite poursuivre la diversification de son recrutement par la voie internationale, ce qui ouvrirait à d’autres critères de sélection puisque celui-ci se fait sur dossiers et non sur concours.

 

 

De plus, l'accès et l’ouverture aux étudiants handicapés est aujourd'hui une priorité pour Sciences Po Paris, l'établissement n'en accueillant seulement qu'une quinzaine aujourd'hui. L'école souhaite également signer des conventions avec différentes institutions du monde du handicap et monter des projets de sensibilisation à l'égard de son personnel et de ses étudiants.

La question des stéréotypes à l'école.

 

 

Les manuels scolaires véhiculent des représentations stéréotypées qui peuvent être à l’origine des discriminations: telle est la conclusion de l’étude commandée par la HALDE[2]  et rendue publique le 6 novembre dernier, dont les principaux points ont été présentés par Stéphanie Seydoux du service « Promotion de l’égalité » de la Haute Autorité :

 

 

Ø      L’image des hommes et des femmes continue de subir un traitement différencié moins valorisant pour les femmes.

Ø      Les personnes d’origine étrangère représentées sont montrées le plus souvent dans des situations dévalorisantes et/ou de pauvreté.

Ø      Le handicap est rarement évoqué.

Ø      Les seniors sont souvent associés à des représentations liées à la maladie et à la dégénérescence du corps. Ces représentations ne sont pas compensées par d’autres images positives sur leur rôle citoyen et leur apport dans la famille.

Ø      L’impasse est faite sur le sujet de l’orientation sexuelle.

 

 

 

 

l       Emploi

 

 

 

 

Ces derniers temps, nombreuses ont été les initiatives des entreprises en matière de lutte contre les discriminations et de promotion de la diversité (charte, label, etc.).

 

 

Comme d'autres entreprises, Symantec France a mis en place un conseil de la diversité, composé d'employés volontaires, qui a pour objectif de sensibiliser l'ensemble des collaborateurs à la problématique anti-discriminatoire. Le problème souligné ici et partagé plus généralement réside dans le fait que ces initiatives individuelles ne sont pas assez valorisées par les directions d’entreprises. Pour être efficaces, ces initiatives doivent surtout se traduire de manière concrète dans la politique RH de l'entreprise.

 

 

Les actions de parrainage sont des exemples d’actions positives efficaces. Les témoignages de parrains à l'AFIP[3] qui travaillent avec des jeunes des minorités visibles victimes de discriminations attestent de l’intérêt (2) de ces pratiques. Les parrains ont une double mission: redonner confiance aux jeunes en leur valeur et capacités professionnelles et les faire bénéficier de leurs conseils et réseaux.

Des entreprises travaillent plus précisément sur la mise en relation des jeunes issus des quartiers et des entreprises.  L'entreprise Nes&cité,  basée en banlieue lyonnaise, garantit à des jeunes peu ou pas diplômés, et qui sont loin de l'information, l'obtention d'entretiens individuels avec au moins une entreprise (opération « job des cités »).

 

 

Les partenaires sociaux sont également des acteurs clés sur la thématique de la lutte contre les discriminations. Depuis l'ouvrage de Philippe Bataille paru en 1997 (Le racisme au travail), qui soulignait le déni des discriminations au sein de l'entreprise, les choses ont avancé mais il reste beaucoup à faire. Même si les syndicats ont montré leurs bonnes intentions en signant un accord national interprofessionnel sur la diversité en 2006, ils rencontrent encore des difficultés :

 

 

Ø      Difficulté à prouver qu'ils sont engagés et réceptifs à la problématique avec une mobilisation effective à tous les niveaux;

Ø      Difficulté à travailler avec un ensemble d'acteurs pour faire évoluer l'ensemble des pratiques professionnelles et les représentations.

 

 

La question du manque d'outils permettant de mesurer les discriminations liées à l'origine est posée. En la matière, un consensus se dégage avec l’ensemble des intervenants qui s’est positionné en opposition avec l’hypothèse de référentiels ethno-raciaux nationaux et publics.

 

 

Face aux arguments parfois avancés, selon lesquels des outils de mesure sont indispensables pour mettre en place des actions, il est important de rappeler que certains instruments existent déjà (enquêtes sur l'histoire familiale des étrangers, prise en compte du pays d'origine, possibilité pour les individus de s'autodéfinir de manière anonyme).

 

 

Par ailleurs, l’exemple du sexe ou du handicap, la capacité à avoir des statistiques et des indicateurs de mesure n’est pas un élément suffisant pour permettre des évolutions significatives. La nécessité d’une (3)volonté collective et politique de faire évoluer les situations demeure primordiale.

 

 

Enfin, avant de se demander si des mesures sont utiles, il est important de bien définir le problème que l'on cherche à résoudre et la situation dans laquelle on se trouve, sans oublier de croiser les nombreuses variables (sexe, critères sociaux et territoriaux) dans la prise en compte du problème, et d’évaluer les actions engagées.

 

 

La publication du rapport Bouchard-Taylor concernant « l'accommodement raisonnable » au Canada a soulevé la question des pratiques d'accommodement au sujet, notamment, des interdits alimentaires religieux. En France, il est important de savoir que les acquis obtenus par la Halde concernant les changements effectués dans les cantines ont été obtenus sur la base du critère de l'état de santé et non pas de la religion ou de l’origine.

 

 

 

 

l       Médias et représentation politique

 

 

Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) a récemment rendu public son rapport sur la représentation de la diversité dans les médias audiovisuels français. L’introduction de M Macé est éclairante sur le flou des catégories concernées et témoigne de la difficulté à définir précisément les « minorités visibles » au regard de l’origine, réelle ou supposée et de l’apparence. On reste sur une approximation ciblant les personnes noires et celles issues de l’immigration.

 

 

Le constat sur la base des hypothèses retenues est néanmoins formel: les « minorités visibles » y sont sous-représentées et les écrans, en véhiculant nombre de stéréotypes, les renforcent. Il reste donc du chemin à parcourir pour que tous les citoyens, sans aucune distinction, puissent jouir d'une égalité réelle, notamment dans les médias.

 

 

Les médias apparaissent aujourd'hui comme le révélateur du « blocage » de la société française. La  présence de certaines personnalités comme Harry Roselmack fait encore figure d'exception. Sa médiatisation témoigne du malaise existant et d’un besoin d’afficher une volonté d’action avec l’ambiguïté du symbolique.

 

 

Alors que des responsables « diversité » sont nommés dans les grands médias, il est nécessaire d'aller plus loin en mettant en place une politique de rattrapage assortie d'une obligation de résultats, certains étant favorables à des sanctions si besoin. Les médias sont ici considérés comme porteurs de représentations sociales et donc des évolutions attendues. Le club Averroès, qui milite pour plus de diversité dans les médias, rappelle ainsi que les patrons des grandes chaînes n'ont pas encore pris conscience de leur responsabilité dans la reproduction des stéréotypes.

 

 

Face à des médias trop peu ‘colorés’, certaines initiatives prouvent qu'il est possible de représenter ces « minorités » sous un angle différent. Le magazine Afriscope qui est diffusé en région francilienne par l'association Africulture, a pour objectif de valoriser la culture africaine contemporaine mais également le parcours exemplaire de certains membres de la diaspora, ceci dans une approche affinitaire, sans communautarisme.

 

 

Alors que la diversité est peu prise en compte par les supports de communication, l'agence de communication affinitaire SOPI essaye de montrer l'exemple. Selon elle, il est possible de créer des modes de communication affinitaires sans pour autant stigmatiser la population. Ces campagnes peuvent même être englobantes: le clip des Neg'Marrons qui visait à sensibiliser les Antilles et la Guyane au problème du VIH a eu un tel succès qu'il est diffusé au grand public avec la même réussite. Cet exemple témoigne qu’une représentation de « minorités visibles » n’est pas un frein à la réception du message par une très large population.

 

 

Même si la diversité dans les médias et les productions audiovisuelles a indéniablement progressé ces dernières années, des dispositifs d'actions positives plus forts paraissent aujourd'hui indispensables, tout comme dans le domaine de la représentation politique.

 

 

La production et la reproduction des élites posent ici problème. La diversité proclamée reste trop souvent un affichage alibi pour cacher des évolutions très lentes. Les femmes et les personnes issues des « minorités visibles » demeurent trop rares en politique, bloquées dès les dispositifs de sélection des candidats par les partis politiques. Les évolutions attendues nécessitent du volontarisme mais surtout une large prise de conscience politique et citoyenne.

 

 

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

l       Médias et représentation politique

 

 

Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) a récemment rendu public son rapport sur la représentation de la diversité dans les médias audiovisuels français. L’introduction de M Macé est éclairante sur le flou des catégories concernées et témoigne de la difficulté à définir précisément les « minorités visibles » au regard de l’origine, réelle ou supposée et de l’apparence. On reste sur une approximation ciblant les personnes noires et celles issues de l’immigration.

 

 

Le constat sur la base des hypothèses retenues est néanmoins formel: les « minorités visibles » y sont sous-représentées et les écrans, en véhiculant nombre de stéréotypes, les renforcent. Il reste donc du chemin à parcourir pour que tous les citoyens, sans aucune distinction, puissent jouir d'une égalité réelle, notamment dans les médias.

 

 

Les médias apparaissent aujourd'hui comme le révélateur du « blocage » de la société française. La  présence de certaines personnalités comme Harry Roselmack fait encore figure d'exception. Sa médiatisation témoigne du malaise existant et d’un besoin d’afficher une volonté d’action avec l’ambiguïté du symbolique.

 

 

Alors que des responsables « diversité » sont nommés dans les grands médias, il est nécessaire d'aller plus loin en mettant en place une politique de rattrapage assortie d'une obligation de résultats, certains étant favorables à des sanctions si besoin. Les médias sont ici considérés comme porteurs de représentations sociales et donc des évolutions attendues. Le club Averroès, qui milite pour plus de diversité dans les médias, rappelle ainsi que les patrons des grandes chaînes n'ont pas encore pris conscience de leur responsabilité dans la reproduction des stéréotypes.

 

 

Face à des médias trop peu ‘colorés’, certaines initiatives prouvent qu'il est possible de représenter ces « minorités » sous un angle différent. Le magazine Afriscope qui est diffusé en région francilienne par l'association Africulture, a pour objectif de valoriser la culture africaine contemporaine mais également le parcours exemplaire de certains membres de la diaspora, ceci dans une approche affinitaire, sans communautarisme.

 

 

Alors que la diversité est peu prise en compte par les supports de communication, l'agence de communication affinitaire SOPI essaye de montrer l'exemple. Selon elle, il est possible de créer des modes de communication affinitaires sans pour autant stigmatiser la population. Ces campagnes peuvent même être englobantes: le clip des Neg'Marrons qui visait à sensibiliser les Antilles et la Guyane au problème du VIH a eu un tel succès qu'il est diffusé au grand public avec la même réussite. Cet exemple témoigne qu’une représentation de « minorités visibles » n’est pas un frein à la réception du message par une très large population.

 

 

Même si la diversité dans les médias et les productions audiovisuelles a indéniablement progressé ces dernières années, des dispositifs d'actions positives plus forts paraissent aujourd'hui indispensables, tout comme dans le domaine de la représentation politique.

 

 

La production et la reproduction des élites posent ici problème. La diversité proclamée reste trop souvent un affichage alibi pour cacher des évolutions très lentes. Les femmes et les personnes issues des « minorités visibles » demeurent trop rares en politique, bloquées dès les dispositifs de sélection des candidats par les partis politiques. Les évolutions attendues nécessitent du volontarisme mais surtout une large prise de conscience politique et citoyenne.

 

 

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

l       Médias et représentation politique

 

 

Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) a récemment rendu public son rapport sur la représentation de la diversité dans les médias audiovisuels français. L’introduction de M Macé est éclairante sur le flou des catégories concernées et témoigne de la difficulté à définir précisément les « minorités visibles » au regard de l’origine, réelle ou supposée et de l’apparence. On reste sur une approximation ciblant les personnes noires et celles issues de l’immigration.

 

 

Le constat sur la base des hypothèses retenues est néanmoins formel: les « minorités visibles » y sont sous-représentées et les écrans, en véhiculant nombre de stéréotypes, les renforcent. Il reste donc du chemin à parcourir pour que tous les citoyens, sans aucune distinction, puissent jouir d'une égalité réelle, notamment dans les médias.

 

 

Les médias apparaissent aujourd'hui comme le révélateur du « blocage » de la société française. La  présence de certaines personnalités comme Harry Roselmack fait encore figure d'exception. Sa médiatisation témoigne du malaise existant et d’un besoin d’afficher une volonté d’action avec l’ambiguïté du symbolique.

 

 

Alors que des responsables « diversité » sont nommés dans les grands médias, il est nécessaire d'aller plus loin en mettant en place une politique de rattrapage assortie d'une obligation de résultats, certains étant favorables à des sanctions si besoin. Les médias sont ici considérés comme porteurs de représentations sociales et donc des évolutions attendues. Le club Averroès, qui milite pour plus de diversité dans les médias, rappelle ainsi que les patrons des grandes chaînes n'ont pas encore pris conscience de leur responsabilité dans la reproduction des stéréotypes.

 

 

Face à des médias trop peu ‘colorés’, certaines initiatives prouvent qu'il est possible de représenter ces « minorités » sous un angle différent. Le magazine Afriscope qui est diffusé en région francilienne par l'association Africulture, a pour objectif de valoriser la culture africaine contemporaine mais également le parcours exemplaire de certains membres de la diaspora, ceci dans une approche affinitaire, sans communautarisme.

 

 

Alors que la diversité est peu prise en compte par les supports de communication, l'agence de communication affinitaire SOPI essaye de montrer l'exemple. Selon elle, il est possible de créer des modes de communication affinitaires sans pour autant stigmatiser la population. Ces campagnes peuvent même être englobantes: le clip des Neg'Marrons qui visait à sensibiliser les Antilles et la Guyane au problème du VIH a eu un tel succès qu'il est diffusé au grand public avec la même réussite. Cet exemple témoigne qu’une représentation de « minorités visibles » n’est pas un frein à la réception du message par une très large population.

 

 

Même si la diversité dans les médias et les productions audiovisuelles a indéniablement progressé ces dernières années, des dispositifs d'actions positives plus forts paraissent aujourd'hui indispensables, tout comme dans le domaine de la représentation politique.

 

 

La production et la reproduction des élites posent ici problème. La diversité proclamée reste trop souvent un affichage alibi pour cacher des évolutions très lentes. Les femmes et les personnes issues des « minorités visibles » demeurent trop rares en politique, bloquées dès les dispositifs de sélection des candidats par les partis politiques. Les évolutions attendues nécessitent du volontarisme mais surtout une large prise de conscience politique et citoyenne.

 

 

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

l       Emploi

 

 

 

 

Ces derniers temps, nombreuses ont été les initiatives des entreprises en matière de lutte contre les discriminations et de promotion de la diversité (charte, label, etc.).

 

 

Comme d'autres entreprises, Symantec France a mis en place un conseil de la diversité, composé d'employés volontaires, qui a pour objectif de sensibiliser l'ensemble des collaborateurs à la problématique anti-discriminatoire. Le problème souligné ici et partagé plus généralement réside dans le fait que ces initiatives individuelles ne sont pas assez valorisées par les directions d’entreprises. Pour être efficaces, ces initiatives doivent surtout se traduire de manière concrète dans la politique RH de l'entreprise.

 

 

Les actions de parrainage sont des exemples d’actions positives efficaces. Les témoignages de parrains à l'AFIP[3] qui travaillent avec des jeunes des minorités visibles victimes de discriminations attestent de l’intérêt (2) de ces pratiques. Les parrains ont une double mission: redonner confiance aux jeunes en leur valeur et capacités professionnelles et les faire bénéficier de leurs conseils et réseaux.

Des entreprises travaillent plus précisément sur la mise en relation des jeunes issus des quartiers et des entreprises.  L'entreprise Nes&cité,  basée en banlieue lyonnaise, garantit à des jeunes peu ou pas diplômés, et qui sont loin de l'information, l'obtention d'entretiens individuels avec au moins une entreprise (opération « job des cités »).

 

 

Les partenaires sociaux sont également des acteurs clés sur la thématique de la lutte contre les discriminations. Depuis l'ouvrage de Philippe Bataille paru en 1997 (Le racisme au travail), qui soulignait le déni des discriminations au sein de l'entreprise, les choses ont avancé mais il reste beaucoup à faire. Même si les syndicats ont montré leurs bonnes intentions en signant un accord national interprofessionnel sur la diversité en 2006, ils rencontrent encore des difficultés :

 

 

Ø      Difficulté à prouver qu'ils sont engagés et réceptifs à la problématique avec une mobilisation effective à tous les niveaux;

Ø      Difficulté à travailler avec un ensemble d'acteurs pour faire évoluer l'ensemble des pratiques professionnelles et les représentations.

 

 

La question du manque d'outils permettant de mesurer les discriminations liées à l'origine est posée. En la matière, un consensus se dégage avec l’ensemble des intervenants qui s’est positionné en opposition avec l’hypothèse de référentiels ethno-raciaux nationaux et publics.

 

 

Face aux arguments parfois avancés, selon lesquels des outils de mesure sont indispensables pour mettre en place des actions, il est important de rappeler que certains instruments existent déjà (enquêtes sur l'histoire familiale des étrangers, prise en compte du pays d'origine, possibilité pour les individus de s'autodéfinir de manière anonyme).

 

 

Par ailleurs, l’exemple du sexe ou du handicap, la capacité à avoir des statistiques et des indicateurs de mesure n’est pas un élément suffisant pour permettre des évolutions significatives. La nécessité d’une (3)volonté collective et politique de faire évoluer les situations demeure primordiale.

 

 

Enfin, avant de se demander si des mesures sont utiles, il est important de bien définir le problème que l'on cherche à résoudre et la situation dans laquelle on se trouve, sans oublier de croiser les nombreuses variables (sexe, critères sociaux et territoriaux) dans la prise en compte du problème, et d’évaluer les actions engagées.

 

 

La publication du rapport Bouchard-Taylor concernant « l'accommodement raisonnable » au Canada a soulevé la question des pratiques d'accommodement au sujet, notamment, des interdits alimentaires religieux. En France, il est important de savoir que les acquis obtenus par la Halde concernant les changements effectués dans les cantines ont été obtenus sur la base du critère de l'état de santé et non pas de la religion ou de l’origine.

 

 

 

 

l       Médias et représentation politique

 

 

Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) a récemment rendu public son rapport sur la représentation de la diversité dans les médias audiovisuels français. L’introduction de M Macé est éclairante sur le flou des catégories concernées et témoigne de la difficulté à définir précisément les « minorités visibles » au regard de l’origine, réelle ou supposée et de l’apparence. On reste sur une approximation ciblant les personnes noires et celles issues de l’immigration.

 

 

Le constat sur la base des hypothèses retenues est néanmoins formel: les « minorités visibles » y sont sous-représentées et les écrans, en véhiculant nombre de stéréotypes, les renforcent. Il reste donc du chemin à parcourir pour que tous les citoyens, sans aucune distinction, puissent jouir d'une égalité réelle, notamment dans les médias.

 

 

Les médias apparaissent aujourd'hui comme le révélateur du « blocage » de la société française. La  présence de certaines personnalités comme Harry Roselmack fait encore figure d'exception. Sa médiatisation témoigne du malaise existant et d’un besoin d’afficher une volonté d’action avec l’ambiguïté du symbolique.

 

 

Alors que des responsables « diversité » sont nommés dans les grands médias, il est nécessaire d'aller plus loin en mettant en place une politique de rattrapage assortie d'une obligation de résultats, certains étant favorables à des sanctions si besoin. Les médias sont ici considérés comme porteurs de représentations sociales et donc des évolutions attendues. Le club Averroès, qui milite pour plus de diversité dans les médias, rappelle ainsi que les patrons des grandes chaînes n'ont pas encore pris conscience de leur responsabilité dans la reproduction des stéréotypes.

 

 

Face à des médias trop peu ‘colorés’, certaines initiatives prouvent qu'il est possible de représenter ces « minorités » sous un angle différent. Le magazine Afriscope qui est diffusé en région francilienne par l'association Africulture, a pour objectif de valoriser la culture africaine contemporaine mais également le parcours exemplaire de certains membres de la diaspora, ceci dans une approche affinitaire, sans communautarisme.

 

 

Alors que la diversité est peu prise en compte par les supports de communication, l'agence de communication affinitaire SOPI essaye de montrer l'exemple. Selon elle, il est possible de créer des modes de communication affinitaires sans pour autant stigmatiser la population. Ces campagnes peuvent même être englobantes: le clip des Neg'Marrons qui visait à sensibiliser les Antilles et la Guyane au problème du VIH a eu un tel succès qu'il est diffusé au grand public avec la même réussite. Cet exemple témoigne qu’une représentation de « minorités visibles » n’est pas un frein à la réception du message par une très large population.

 

 

Même si la diversité dans les médias et les productions audiovisuelles a indéniablement progressé ces dernières années, des dispositifs d'actions positives plus forts paraissent aujourd'hui indispensables, tout comme dans le domaine de la représentation politique.

 

 

La production et la reproduction des élites posent ici problème. La diversité proclamée reste trop souvent un affichage alibi pour cacher des évolutions très lentes. Les femmes et les personnes issues des « minorités visibles » demeurent trop rares en politique, bloquées dès les dispositifs de sélection des candidats par les partis politiques. Les évolutions attendues nécessitent du volontarisme mais surtout une large prise de conscience politique et citoyenne.

 

 

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

l       Médias et représentation politique

 

 

Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) a récemment rendu public son rapport sur la représentation de la diversité dans les médias audiovisuels français. L’introduction de M Macé est éclairante sur le flou des catégories concernées et témoigne de la difficulté à définir précisément les « minorités visibles » au regard de l’origine, réelle ou supposée et de l’apparence. On reste sur une approximation ciblant les personnes noires et celles issues de l’immigration.

 

 

Le constat sur la base des hypothèses retenues est néanmoins formel: les « minorités visibles » y sont sous-représentées et les écrans, en véhiculant nombre de stéréotypes, les renforcent. Il reste donc du chemin à parcourir pour que tous les citoyens, sans aucune distinction, puissent jouir d'une égalité réelle, notamment dans les médias.

 

 

Les médias apparaissent aujourd'hui comme le révélateur du « blocage » de la société française. La  présence de certaines personnalités comme Harry Roselmack fait encore figure d'exception. Sa médiatisation témoigne du malaise existant et d’un besoin d’afficher une volonté d’action avec l’ambiguïté du symbolique.

 

 

Alors que des responsables « diversité » sont nommés dans les grands médias, il est nécessaire d'aller plus loin en mettant en place une politique de rattrapage assortie d'une obligation de résultats, certains étant favorables à des sanctions si besoin. Les médias sont ici considérés comme porteurs de représentations sociales et donc des évolutions attendues. Le club Averroès, qui milite pour plus de diversité dans les médias, rappelle ainsi que les patrons des grandes chaînes n'ont pas encore pris conscience de leur responsabilité dans la reproduction des stéréotypes.

 

 

Face à des médias trop peu ‘colorés’, certaines initiatives prouvent qu'il est possible de représenter ces « minorités » sous un angle différent. Le magazine Afriscope qui est diffusé en région francilienne par l'association Africulture, a pour objectif de valoriser la culture africaine contemporaine mais également le parcours exemplaire de certains membres de la diaspora, ceci dans une approche affinitaire, sans communautarisme.

 

 

Alors que la diversité est peu prise en compte par les supports de communication, l'agence de communication affinitaire SOPI essaye de montrer l'exemple. Selon elle, il est possible de créer des modes de communication affinitaires sans pour autant stigmatiser la population. Ces campagnes peuvent même être englobantes: le clip des Neg'Marrons qui visait à sensibiliser les Antilles et la Guyane au problème du VIH a eu un tel succès qu'il est diffusé au grand public avec la même réussite. Cet exemple témoigne qu’une représentation de « minorités visibles » n’est pas un frein à la réception du message par une très large population.

 

 

Même si la diversité dans les médias et les productions audiovisuelles a indéniablement progressé ces dernières années, des dispositifs d'actions positives plus forts paraissent aujourd'hui indispensables, tout comme dans le domaine de la représentation politique.

 

 

La production et la reproduction des élites posent ici problème. La diversité proclamée reste trop souvent un affichage alibi pour cacher des évolutions très lentes. Les femmes et les personnes issues des « minorités visibles » demeurent trop rares en politique, bloquées dès les dispositifs de sélection des candidats par les partis politiques. Les évolutions attendues nécessitent du volontarisme mais surtout une large prise de conscience politique et citoyenne.

 

 

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

l       Médias et représentation politique

 

 

Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) a récemment rendu public son rapport sur la représentation de la diversité dans les médias audiovisuels français. L’introduction de M Macé est éclairante sur le flou des catégories concernées et témoigne de la difficulté à définir précisément les « minorités visibles » au regard de l’origine, réelle ou supposée et de l’apparence. On reste sur une approximation ciblant les personnes noires et celles issues de l’immigration.

 

 

Le constat sur la base des hypothèses retenues est néanmoins formel: les « minorités visibles » y sont sous-représentées et les écrans, en véhiculant nombre de stéréotypes, les renforcent. Il reste donc du chemin à parcourir pour que tous les citoyens, sans aucune distinction, puissent jouir d'une égalité réelle, notamment dans les médias.

 

 

Les médias apparaissent aujourd'hui comme le révélateur du « blocage » de la société française. La  présence de certaines personnalités comme Harry Roselmack fait encore figure d'exception. Sa médiatisation témoigne du malaise existant et d’un besoin d’afficher une volonté d’action avec l’ambiguïté du symbolique.

 

 

Alors que des responsables « diversité » sont nommés dans les grands médias, il est nécessaire d'aller plus loin en mettant en place une politique de rattrapage assortie d'une obligation de résultats, certains étant favorables à des sanctions si besoin. Les médias sont ici considérés comme porteurs de représentations sociales et donc des évolutions attendues. Le club Averroès, qui milite pour plus de diversité dans les médias, rappelle ainsi que les patrons des grandes chaînes n'ont pas encore pris conscience de leur responsabilité dans la reproduction des stéréotypes.

 

 

Face à des médias trop peu ‘colorés’, certaines initiatives prouvent qu'il est possible de représenter ces « minorités » sous un angle différent. Le magazine Afriscope qui est diffusé en région francilienne par l'association Africulture, a pour objectif de valoriser la culture africaine contemporaine mais également le parcours exemplaire de certains membres de la diaspora, ceci dans une approche affinitaire, sans communautarisme.

 

 

Alors que la diversité est peu prise en compte par les supports de communication, l'agence de communication affinitaire SOPI essaye de montrer l'exemple. Selon elle, il est possible de créer des modes de communication affinitaires sans pour autant stigmatiser la population. Ces campagnes peuvent même être englobantes: le clip des Neg'Marrons qui visait à sensibiliser les Antilles et la Guyane au problème du VIH a eu un tel succès qu'il est diffusé au grand public avec la même réussite. Cet exemple témoigne qu’une représentation de « minorités visibles » n’est pas un frein à la réception du message par une très large population.

 

 

Même si la diversité dans les médias et les productions audiovisuelles a indéniablement progressé ces dernières années, des dispositifs d'actions positives plus forts paraissent aujourd'hui indispensables, tout comme dans le domaine de la représentation politique.

 

 

La production et la reproduction des élites posent ici problème. La diversité proclamée reste trop souvent un affichage alibi pour cacher des évolutions très lentes. Les femmes et les personnes issues des « minorités visibles » demeurent trop rares en politique, bloquées dès les dispositifs de sélection des candidats par les partis politiques. Les évolutions attendues nécessitent du volontarisme mais surtout une large prise de conscience politique et citoyenne.

 

 

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

l       Emploi

 

 

 

 

Ces derniers temps, nombreuses ont été les initiatives des entreprises en matière de lutte contre les discriminations et de promotion de la diversité (charte, label, etc.).

 

 

Comme d'autres entreprises, Symantec France a mis en place un conseil de la diversité, composé d'employés volontaires, qui a pour objectif de sensibiliser l'ensemble des collaborateurs à la problématique anti-discriminatoire. Le problème souligné ici et partagé plus généralement réside dans le fait que ces initiatives individuelles ne sont pas assez valorisées par les directions d’entreprises. Pour être efficaces, ces initiatives doivent surtout se traduire de manière concrète dans la politique RH de l'entreprise.

 

 

Les actions de parrainage sont des exemples d’actions positives efficaces. Les témoignages de parrains à l'AFIP[3] qui travaillent avec des jeunes des minorités visibles victimes de discriminations attestent de l’intérêt (2) de ces pratiques. Les parrains ont une double mission: redonner confiance aux jeunes en leur valeur et capacités professionnelles et les faire bénéficier de leurs conseils et réseaux.

Des entreprises travaillent plus précisément sur la mise en relation des jeunes issus des quartiers et des entreprises.  L'entreprise Nes&cité,  basée en banlieue lyonnaise, garantit à des jeunes peu ou pas diplômés, et qui sont loin de l'information, l'obtention d'entretiens individuels avec au moins une entreprise (opération « job des cités »).

 

 

Les partenaires sociaux sont également des acteurs clés sur la thématique de la lutte contre les discriminations. Depuis l'ouvrage de Philippe Bataille paru en 1997 (Le racisme au travail), qui soulignait le déni des discriminations au sein de l'entreprise, les choses ont avancé mais il reste beaucoup à faire. Même si les syndicats ont montré leurs bonnes intentions en signant un accord national interprofessionnel sur la diversité en 2006, ils rencontrent encore des difficultés :

 

 

Ø      Difficulté à prouver qu'ils sont engagés et réceptifs à la problématique avec une mobilisation effective à tous les niveaux;

Ø      Difficulté à travailler avec un ensemble d'acteurs pour faire évoluer l'ensemble des pratiques professionnelles et les représentations.

 

 

La question du manque d'outils permettant de mesurer les discriminations liées à l'origine est posée. En la matière, un consensus se dégage avec l’ensemble des intervenants qui s’est positionné en opposition avec l’hypothèse de référentiels ethno-raciaux nationaux et publics.

 

 

Face aux arguments parfois avancés, selon lesquels des outils de mesure sont indispensables pour mettre en place des actions, il est important de rappeler que certains instruments existent déjà (enquêtes sur l'histoire familiale des étrangers, prise en compte du pays d'origine, possibilité pour les individus de s'autodéfinir de manière anonyme).

 

 

Par ailleurs, l’exemple du sexe ou du handicap, la capacité à avoir des statistiques et des indicateurs de mesure n’est pas un élément suffisant pour permettre des évolutions significatives. La nécessité d’une (3)volonté collective et politique de faire évoluer les situations demeure primordiale.

 

 

Enfin, avant de se demander si des mesures sont utiles, il est important de bien définir le problème que l'on cherche à résoudre et la situation dans laquelle on se trouve, sans oublier de croiser les nombreuses variables (sexe, critères sociaux et territoriaux) dans la prise en compte du problème, et d’évaluer les actions engagées.

 

 

La publication du rapport Bouchard-Taylor concernant « l'accommodement raisonnable » au Canada a soulevé la question des pratiques d'accommodement au sujet, notamment, des interdits alimentaires religieux. En France, il est important de savoir que les acquis obtenus par la Halde concernant les changements effectués dans les cantines ont été obtenus sur la base du critère de l'état de santé et non pas de la religion ou de l’origine.

 

 

 

 

l       Médias et représentation politique

 

 

Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) a récemment rendu public son rapport sur la représentation de la diversité dans les médias audiovisuels français. L’introduction de M Macé est éclairante sur le flou des catégories concernées et témoigne de la difficulté à définir précisément les « minorités visibles » au regard de l’origine, réelle ou supposée et de l’apparence. On reste sur une approximation ciblant les personnes noires et celles issues de l’immigration.

 

 

Le constat sur la base des hypothèses retenues est néanmoins formel: les « minorités visibles » y sont sous-représentées et les écrans, en véhiculant nombre de stéréotypes, les renforcent. Il reste donc du chemin à parcourir pour que tous les citoyens, sans aucune distinction, puissent jouir d'une égalité réelle, notamment dans les médias.

 

 

Les médias apparaissent aujourd'hui comme le révélateur du « blocage » de la société française. La  présence de certaines personnalités comme Harry Roselmack fait encore figure d'exception. Sa médiatisation témoigne du malaise existant et d’un besoin d’afficher une volonté d’action avec l’ambiguïté du symbolique.

 

 

Alors que des responsables « diversité » sont nommés dans les grands médias, il est nécessaire d'aller plus loin en mettant en place une politique de rattrapage assortie d'une obligation de résultats, certains étant favorables à des sanctions si besoin. Les médias sont ici considérés comme porteurs de représentations sociales et donc des évolutions attendues. Le club Averroès, qui milite pour plus de diversité dans les médias, rappelle ainsi que les patrons des grandes chaînes n'ont pas encore pris conscience de leur responsabilité dans la reproduction des stéréotypes.

 

 

Face à des médias trop peu ‘colorés’, certaines initiatives prouvent qu'il est possible de représenter ces « minorités » sous un angle différent. Le magazine Afriscope qui est diffusé en région francilienne par l'association Africulture, a pour objectif de valoriser la culture africaine contemporaine mais également le parcours exemplaire de certains membres de la diaspora, ceci dans une approche affinitaire, sans communautarisme.

 

 

Alors que la diversité est peu prise en compte par les supports de communication, l'agence de communication affinitaire SOPI essaye de montrer l'exemple. Selon elle, il est possible de créer des modes de communication affinitaires sans pour autant stigmatiser la population. Ces campagnes peuvent même être englobantes: le clip des Neg'Marrons qui visait à sensibiliser les Antilles et la Guyane au problème du VIH a eu un tel succès qu'il est diffusé au grand public avec la même réussite. Cet exemple témoigne qu’une représentation de « minorités visibles » n’est pas un frein à la réception du message par une très large population.

 

 

Même si la diversité dans les médias et les productions audiovisuelles a indéniablement progressé ces dernières années, des dispositifs d'actions positives plus forts paraissent aujourd'hui indispensables, tout comme dans le domaine de la représentation politique.

 

 

La production et la reproduction des élites posent ici problème. La diversité proclamée reste trop souvent un affichage alibi pour cacher des évolutions très lentes. Les femmes et les personnes issues des « minorités visibles » demeurent trop rares en politique, bloquées dès les dispositifs de sélection des candidats par les partis politiques. Les évolutions attendues nécessitent du volontarisme mais surtout une large prise de conscience politique et citoyenne.

 

 

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

l       Médias et représentation politique

 

 

Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) a récemment rendu public son rapport sur la représentation de la diversité dans les médias audiovisuels français. L’introduction de M Macé est éclairante sur le flou des catégories concernées et témoigne de la difficulté à définir précisément les « minorités visibles » au regard de l’origine, réelle ou supposée et de l’apparence. On reste sur une approximation ciblant les personnes noires et celles issues de l’immigration.

 

 

Le constat sur la base des hypothèses retenues est néanmoins formel: les « minorités visibles » y sont sous-représentées et les écrans, en véhiculant nombre de stéréotypes, les renforcent. Il reste donc du chemin à parcourir pour que tous les citoyens, sans aucune distinction, puissent jouir d'une égalité réelle, notamment dans les médias.

 

 

Les médias apparaissent aujourd'hui comme le révélateur du « blocage » de la société française. La  présence de certaines personnalités comme Harry Roselmack fait encore figure d'exception. Sa médiatisation témoigne du malaise existant et d’un besoin d’afficher une volonté d’action avec l’ambiguïté du symbolique.

 

 

Alors que des responsables « diversité » sont nommés dans les grands médias, il est nécessaire d'aller plus loin en mettant en place une politique de rattrapage assortie d'une obligation de résultats, certains étant favorables à des sanctions si besoin. Les médias sont ici considérés comme porteurs de représentations sociales et donc des évolutions attendues. Le club Averroès, qui milite pour plus de diversité dans les médias, rappelle ainsi que les patrons des grandes chaînes n'ont pas encore pris conscience de leur responsabilité dans la reproduction des stéréotypes.

 

 

Face à des médias trop peu ‘colorés’, certaines initiatives prouvent qu'il est possible de représenter ces « minorités » sous un angle différent. Le magazine Afriscope qui est diffusé en région francilienne par l'association Africulture, a pour objectif de valoriser la culture africaine contemporaine mais également le parcours exemplaire de certains membres de la diaspora, ceci dans une approche affinitaire, sans communautarisme.

 

 

Alors que la diversité est peu prise en compte par les supports de communication, l'agence de communication affinitaire SOPI essaye de montrer l'exemple. Selon elle, il est possible de créer des modes de communication affinitaires sans pour autant stigmatiser la population. Ces campagnes peuvent même être englobantes: le clip des Neg'Marrons qui visait à sensibiliser les Antilles et la Guyane au problème du VIH a eu un tel succès qu'il est diffusé au grand public avec la même réussite. Cet exemple témoigne qu’une représentation de « minorités visibles » n’est pas un frein à la réception du message par une très large population.

 

 

Même si la diversité dans les médias et les productions audiovisuelles a indéniablement progressé ces dernières années, des dispositifs d'actions positives plus forts paraissent aujourd'hui indispensables, tout comme dans le domaine de la représentation politique.

 

 

La production et la reproduction des élites posent ici problème. La diversité proclamée reste trop souvent un affichage alibi pour cacher des évolutions très lentes. Les femmes et les personnes issues des « minorités visibles » demeurent trop rares en politique, bloquées dès les dispositifs de sélection des candidats par les partis politiques. Les évolutions attendues nécessitent du volontarisme mais surtout une large prise de conscience politique et citoyenne.

 

 

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

l       Médias et représentation politique

 

 

Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) a récemment rendu public son rapport sur la représentation de la diversité dans les médias audiovisuels français. L’introduction de M Macé est éclairante sur le flou des catégories concernées et témoigne de la difficulté à définir précisément les « minorités visibles » au regard de l’origine, réelle ou supposée et de l’apparence. On reste sur une approximation ciblant les personnes noires et celles issues de l’immigration.

 

 

Le constat sur la base des hypothèses retenues est néanmoins formel: les « minorités visibles » y sont sous-représentées et les écrans, en véhiculant nombre de stéréotypes, les renforcent. Il reste donc du chemin à parcourir pour que tous les citoyens, sans aucune distinction, puissent jouir d'une égalité réelle, notamment dans les médias.

 

 

Les médias apparaissent aujourd'hui comme le révélateur du « blocage » de la société française. La  présence de certaines personnalités comme Harry Roselmack fait encore figure d'exception. Sa médiatisation témoigne du malaise existant et d’un besoin d’afficher une volonté d’action avec l’ambiguïté du symbolique.

 

 

Alors que des responsables « diversité » sont nommés dans les grands médias, il est nécessaire d'aller plus loin en mettant en place une politique de rattrapage assortie d'une obligation de résultats, certains étant favorables à des sanctions si besoin. Les médias sont ici considérés comme porteurs de représentations sociales et donc des évolutions attendues. Le club Averroès, qui milite pour plus de diversité dans les médias, rappelle ainsi que les patrons des grandes chaînes n'ont pas encore pris conscience de leur responsabilité dans la reproduction des stéréotypes.

 

 

Face à des médias trop peu ‘colorés’, certaines initiatives prouvent qu'il est possible de représenter ces « minorités » sous un angle différent. Le magazine Afriscope qui est diffusé en région francilienne par l'association Africulture, a pour objectif de valoriser la culture africaine contemporaine mais également le parcours exemplaire de certains membres de la diaspora, ceci dans une approche affinitaire, sans communautarisme.

 

 

Alors que la diversité est peu prise en compte par les supports de communication, l'agence de communication affinitaire SOPI essaye de montrer l'exemple. Selon elle, il est possible de créer des modes de communication affinitaires sans pour autant stigmatiser la population. Ces campagnes peuvent même être englobantes: le clip des Neg'Marrons qui visait à sensibiliser les Antilles et la Guyane au problème du VIH a eu un tel succès qu'il est diffusé au grand public avec la même réussite. Cet exemple témoigne qu’une représentation de « minorités visibles » n’est pas un frein à la réception du message par une très large population.

 

 

Même si la diversité dans les médias et les productions audiovisuelles a indéniablement progressé ces dernières années, des dispositifs d'actions positives plus forts paraissent aujourd'hui indispensables, tout comme dans le domaine de la représentation politique.

 

 

La production et la reproduction des élites posent ici problème. La diversité proclamée reste trop souvent un affichage alibi pour cacher des évolutions très lentes. Les femmes et les personnes issues des « minorités visibles » demeurent trop rares en politique, bloquées dès les dispositifs de sélection des candidats par les partis politiques. Les évolutions attendues nécessitent du volontarisme mais surtout une large prise de conscience politique et citoyenne.

 

 

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

En introduction, la présidente d'ENAR-France a rappelé le contexte dans lequel s'inscrit ce séminaire :

 

 

Ø      Sa tenue dans les locaux de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris est éminemment symbolique, l'établissement étant un pionnier de l'action positive au regard de sa procédure d'admission « Convention Education Prioritaire » (CEP).

 

 

Ø      Ce séminaire s'inscrit également dans l'actualité : tandis qu’aux Etats-Unis, l’élection de Barack Obama à la présidence, le 4 novembre dernier, a un impact considérable, le Gouvernement français s’en tient à nommer des personnalités dites « issues de la diversité ».

 

 

Ø      Enfin, la tenue de ce séminaire procède du constat suivant : les discriminations, notamment liées à l'origine, sont encore monnaie courante en France.

 

 

L'existence de discriminations dans le domaine de l'éducation ou de l'emploi et l'absence de diversité en politique et dans les médias soulèvent la question de l'action positive : que peut-on faire en France pour assurer l'égalité réelle qui fait encore aujourd'hui défaut ?

 

 

Pourtant en France, aborder la question de l'action positive ne va pas sans soulever certaines difficultés :

 

 

Ø      Si l'action positive est admise en ce qui concerne l'égalité hommes-femmes, ou des quotas pour les personnes en situation de handicap, il en est tout autrement s'agissant de celle liée à l'origine. Cette dernière suscite encore beaucoup de méfiance en raison des risques inhérents qu'on lui associe souvent (assignation identitaire, entorse au principe républicain d'égalité, utilisation dangereuse) comme en témoigne notamment le débat sur les statistiques dites « ethniques ».

 

 

Ø      De plus, les débats sur l'action positive se caractérisent par le flou qui entoure la notion tant au niveau juridique qu'éthique.

 

 

Enar-France, dont le combat est la lutte contre le racisme et les discriminations, soutient les mesures d'actions positives à condition d’en envisager les modalités pratiques, la portée et les limites.

 

 

Ce débat participatif a pour ambition d'éclairer la notion d'action positive dans trois domaines différents que sont l'éducation, l'emploi, et la représentation politique et médiatique.

 

 


 

 

l       Introduction « Les actions positives », par Gwénaëlle Calvès, professeur de droit public.

 

 

 

 

Gwénaëlle Calvès, notamment auteur d'un ouvrage de référence sur la discrimination positive[1], a rappelé le cadre juridique communautaire relatif à la notion d'action positive.

 

 

Même si le droit communautaire (Traité et directives) ne donne qu'une définition succincte de l'action positive, deux critères la caractérisent :

 

 

Ø      Elle a pour objectif d'assurer une égalité de fait.

Ø      Elle doit prévenir et compenser des désavantages liés à certains critères.

 

 

Au regard du Traité, l'action positive induit une logique de préférence, les textes prévoyant des « avantages spécifiques » concernant l'égalité hommes-femmes ou  des « mesures spécifiques » pour les autres critères.

 

 

L'action positive repose sur une distinction opérée sur le fondement de critères prohibés et vise à favoriser une catégorie de personnes. Elle déroge donc au principe d'égalité de traitement mais n'est qu' « apparemment discriminatoire », car son objectif final est l'égalité.

 

 

Pour être considérée comme une action positive au regard du droit communautaire, la mesure doit répondre à trois conditions :

 

 

Ø      Elle ne doit pas être excessive : elle doit uniquement promouvoir l’égalité des chances et non pas l’égalité de résultats.

Ø      Elle ne doit pas être exclusive : la préférence ne peut jouer qu’à qualification égale ou équivalente.

Ø      Elle doit être flexible : la préférence ne doit être ni inconditionnelle ni automatique.

 

 

Le strict respect de ces conditions est assuré par la Cour de Justice des Communautés Européennes (CJCE) qui apprécie et contrôle la proportionnalité de la mesure.

 

 

Les risques d’une action positive non encadrée.

 

 

Il existe un risque inhérent à la démarche de l'action positive. En effet, ces mesures peuvent susciter des sentiments d’injustice et de frustration; bien souvent elles sont impopulaires, comme ont pu le démontrer les mesures d'affirmative action aux Etats-Unis.

 

 

Alors que la population française a le sentiment de vivre dans une société bloquée, codée (poids des

(1) diplômes, des réseaux, etc.) et de plus en plus marquée par les inégalités, il apparaît indispensable de s'imposer une double injonction :

 

 

Ø      Mener des politiques de manière transparente : dire ce que l'on fait, pourquoi et pour qui.

Ø      Ne pas renoncer à lutter contre les discriminations : le corps social (pouvoirs publics, associations, citoyens) est invité à réfléchir sur ses propres pratiques afin d'agir sur les structures qui produisent et renforcent les inégalités.

 

 

 

 

 

l       Education

 

 

 

 

L’éducation est au cœur de la réflexion sur les actions positives car elle touche à la notion fondamentale d’égalité des chances.

 

 

En 2000, Sciences Po Paris a lancé une procédure d'admission spécifique dite « Convention Education Prioritaire » (CEP) dont l’objectif est d'ouvrir les portes de l'établissement aux étudiants issus de zones territoriales défavorisées. Marie Mercat-Bruns, chercheuse et membre de l'équipe de direction de Sciences Po Paris, a présenté le dispositif en quelques chiffres :

 

 

Ø      3 promotions d'élèves déjà diplômés;

Ø      62 lycées partenaires en 2008;

Ø      477 élèves admis en 8 ans;

Ø      des résultats académiques comparables à ceux des autres étudiants;

Ø      50 à 70% des admis sont enfants de chômeurs, d'ouvriers ou d'employés;

Ø      3/4 des admis sont boursiers;

Ø      2/3 des admis ont au moins un parent né hors de France.

 

 

Pour bénéficier de ce dispositif, les lycées publics ou privés (sous contrat avec l'Etat ou non) doivent remplir au moins l’une des conditions suivantes:

 

 

Ø      Être classés en ZEP, ZUS, CUCS ou en zone de prévention de la violence;

Ø      Compter une proportion d'élèves de CSP défavorisées à plus de 70%;

Ø      Compter une proportion de collégiens issus de ZEP à plus de 70%.

 

 

Si les élèves sont pré-sélectionnés par leurs professeurs sur la base d'une revue de presse annuelle, la sélection s'opère par un oral d’admission devant un jury de Sciences Po.

 

 

Si cette expérience est un succès, certains émettent des critiques sur des limites possibles du dispositif :

 

 

Ø      Un dispositif qui maintient et entretient la différence : séminaire d'intégration spécifique, surnoms spécifiques des étudiants concernés, mise à part, etc.

Ø      Tous les étudiants ne sont pas issus de milieux sociaux défavorisés: la pertinence du territoire comme élément de sélection est posée;

Ø      Un dispositif considéré par d'autres lycées comme un simple palliatif qui ne répond pas au problème des inégalités dans l'éducation.

 

 

D'autres points peuvent également être soulevés :

 

 

Ø      La procédure de pré-sélection effectuée par les professeurs, qui sous entend une grande part de subjectivité, peut également être remise en question;

Ø      La pertinence d'une procédure d'admission différenciée est posée, alors que le réel problème semble être le concours d'entrée en lui-même car composé de matières fortement indexées au potentiel économique et social des étudiants (culture générale et langues étrangères notamment).

 

 

Si une réforme structurelle du concours d'entrée de Sciences Po Paris n'est pas encore d'actualité, l'établissement, qui compte déjà 40% d'étudiants étrangers, souhaite poursuivre la diversification de son recrutement par la voie internationale, ce qui ouvrirait à d’autres critères de sélection puisque celui-ci se fait sur dossiers et non sur concours.

 

 

De plus, l'accès et l’ouverture aux étudiants handicapés est aujourd'hui une priorité pour Sciences Po Paris, l'établissement n'en accueillant seulement qu'une quinzaine aujourd'hui. L'école souhaite également signer des conventions avec différentes institutions du monde du handicap et monter des projets de sensibilisation à l'égard de son personnel et de ses étudiants.

La question des stéréotypes à l'école.

 

 

Les manuels scolaires véhiculent des représentations stéréotypées qui peuvent être à l’origine des discriminations: telle est la conclusion de l’étude commandée par la HALDE[2]  et rendue publique le 6 novembre dernier, dont les principaux points ont été présentés par Stéphanie Seydoux du service « Promotion de l’égalité » de la Haute Autorité :

 

 

Ø      L’image des hommes et des femmes continue de subir un traitement différencié moins valorisant pour les femmes.

Ø      Les personnes d’origine étrangère représentées sont montrées le plus souvent dans des situations dévalorisantes et/ou de pauvreté.

Ø      Le handicap est rarement évoqué.

Ø      Les seniors sont souvent associés à des représentations liées à la maladie et à la dégénérescence du corps. Ces représentations ne sont pas compensées par d’autres images positives sur leur rôle citoyen et leur apport dans la famille.

Ø      L’impasse est faite sur le sujet de l’orientation sexuelle.

 

 

 

 

l       Emploi

 

 

 

 

Ces derniers temps, nombreuses ont été les initiatives des entreprises en matière de lutte contre les discriminations et de promotion de la diversité (charte, label, etc.).

 

 

Comme d'autres entreprises, Symantec France a mis en place un conseil de la diversité, composé d'employés volontaires, qui a pour objectif de sensibiliser l'ensemble des collaborateurs à la problématique anti-discriminatoire. Le problème souligné ici et partagé plus généralement réside dans le fait que ces initiatives individuelles ne sont pas assez valorisées par les directions d’entreprises. Pour être efficaces, ces initiatives doivent surtout se traduire de manière concrète dans la politique RH de l'entreprise.

 

 

Les actions de parrainage sont des exemples d’actions positives efficaces. Les témoignages de parrains à l'AFIP[3] qui travaillent avec des jeunes des minorités visibles victimes de discriminations attestent de l’intérêt (2) de ces pratiques. Les parrains ont une double mission: redonner confiance aux jeunes en leur valeur et capacités professionnelles et les faire bénéficier de leurs conseils et réseaux.

Des entreprises travaillent plus précisément sur la mise en relation des jeunes issus des quartiers et des entreprises.  L'entreprise Nes&cité,  basée en banlieue lyonnaise, garantit à des jeunes peu ou pas diplômés, et qui sont loin de l'information, l'obtention d'entretiens individuels avec au moins une entreprise (opération « job des cités »).

 

 

Les partenaires sociaux sont également des acteurs clés sur la thématique de la lutte contre les discriminations. Depuis l'ouvrage de Philippe Bataille paru en 1997 (Le racisme au travail), qui soulignait le déni des discriminations au sein de l'entreprise, les choses ont avancé mais il reste beaucoup à faire. Même si les syndicats ont montré leurs bonnes intentions en signant un accord national interprofessionnel sur la diversité en 2006, ils rencontrent encore des difficultés :

 

 

Ø      Difficulté à prouver qu'ils sont engagés et réceptifs à la problématique avec une mobilisation effective à tous les niveaux;

Ø      Difficulté à travailler avec un ensemble d'acteurs pour faire évoluer l'ensemble des pratiques professionnelles et les représentations.

 

 

La question du manque d'outils permettant de mesurer les discriminations liées à l'origine est posée. En la matière, un consensus se dégage avec l’ensemble des intervenants qui s’est positionné en opposition avec l’hypothèse de référentiels ethno-raciaux nationaux et publics.

 

 

Face aux arguments parfois avancés, selon lesquels des outils de mesure sont indispensables pour mettre en place des actions, il est important de rappeler que certains instruments existent déjà (enquêtes sur l'histoire familiale des étrangers, prise en compte du pays d'origine, possibilité pour les individus de s'autodéfinir de manière anonyme).

 

 

Par ailleurs, l’exemple du sexe ou du handicap, la capacité à avoir des statistiques et des indicateurs de mesure n’est pas un élément suffisant pour permettre des évolutions significatives. La nécessité d’une (3)volonté collective et politique de faire évoluer les situations demeure primordiale.

 

 

Enfin, avant de se demander si des mesures sont utiles, il est important de bien définir le problème que l'on cherche à résoudre et la situation dans laquelle on se trouve, sans oublier de croiser les nombreuses variables (sexe, critères sociaux et territoriaux) dans la prise en compte du problème, et d’évaluer les actions engagées.

 

 

La publication du rapport Bouchard-Taylor concernant « l'accommodement raisonnable » au Canada a soulevé la question des pratiques d'accommodement au sujet, notamment, des interdits alimentaires religieux. En France, il est important de savoir que les acquis obtenus par la Halde concernant les changements effectués dans les cantines ont été obtenus sur la base du critère de l'état de santé et non pas de la religion ou de l’origine.

 

 

 

 

l       Médias et représentation politique

 

 

Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) a récemment rendu public son rapport sur la représentation de la diversité dans les médias audiovisuels français. L’introduction de M Macé est éclairante sur le flou des catégories concernées et témoigne de la difficulté à définir précisément les « minorités visibles » au regard de l’origine, réelle ou supposée et de l’apparence. On reste sur une approximation ciblant les personnes noires et celles issues de l’immigration.

 

 

Le constat sur la base des hypothèses retenues est néanmoins formel: les « minorités visibles » y sont sous-représentées et les écrans, en véhiculant nombre de stéréotypes, les renforcent. Il reste donc du chemin à parcourir pour que tous les citoyens, sans aucune distinction, puissent jouir d'une égalité réelle, notamment dans les médias.

 

 

Les médias apparaissent aujourd'hui comme le révélateur du « blocage » de la société française. La  présence de certaines personnalités comme Harry Roselmack fait encore figure d'exception. Sa médiatisation témoigne du malaise existant et d’un besoin d’afficher une volonté d’action avec l’ambiguïté du symbolique.

 

 

Alors que des responsables « diversité » sont nommés dans les grands médias, il est nécessaire d'aller plus loin en mettant en place une politique de rattrapage assortie d'une obligation de résultats, certains étant favorables à des sanctions si besoin. Les médias sont ici considérés comme porteurs de représentations sociales et donc des évolutions attendues. Le club Averroès, qui milite pour plus de diversité dans les médias, rappelle ainsi que les patrons des grandes chaînes n'ont pas encore pris conscience de leur responsabilité dans la reproduction des stéréotypes.

 

 

Face à des médias trop peu ‘colorés’, certaines initiatives prouvent qu'il est possible de représenter ces « minorités » sous un angle différent. Le magazine Afriscope qui est diffusé en région francilienne par l'association Africulture, a pour objectif de valoriser la culture africaine contemporaine mais également le parcours exemplaire de certains membres de la diaspora, ceci dans une approche affinitaire, sans communautarisme.

 

 

Alors que la diversité est peu prise en compte par les supports de communication, l'agence de communication affinitaire SOPI essaye de montrer l'exemple. Selon elle, il est possible de créer des modes de communication affinitaires sans pour autant stigmatiser la population. Ces campagnes peuvent même être englobantes: le clip des Neg'Marrons qui visait à sensibiliser les Antilles et la Guyane au problème du VIH a eu un tel succès qu'il est diffusé au grand public avec la même réussite. Cet exemple témoigne qu’une représentation de « minorités visibles » n’est pas un frein à la réception du message par une très large population.

 

 

Même si la diversité dans les médias et les productions audiovisuelles a indéniablement progressé ces dernières années, des dispositifs d'actions positives plus forts paraissent aujourd'hui indispensables, tout comme dans le domaine de la représentation politique.

 

 

La production et la reproduction des élites posent ici problème. La diversité proclamée reste trop souvent un affichage alibi pour cacher des évolutions très lentes. Les femmes et les personnes issues des « minorités visibles » demeurent trop rares en politique, bloquées dès les dispositifs de sélection des candidats par les partis politiques. Les évolutions attendues nécessitent du volontarisme mais surtout une large prise de conscience politique et citoyenne.

 

 

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

l       Médias et représentation politique

 

 

Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) a récemment rendu public son rapport sur la représentation de la diversité dans les médias audiovisuels français. L’introduction de M Macé est éclairante sur le flou des catégories concernées et témoigne de la difficulté à définir précisément les « minorités visibles » au regard de l’origine, réelle ou supposée et de l’apparence. On reste sur une approximation ciblant les personnes noires et celles issues de l’immigration.

 

 

Le constat sur la base des hypothèses retenues est néanmoins formel: les « minorités visibles » y sont sous-représentées et les écrans, en véhiculant nombre de stéréotypes, les renforcent. Il reste donc du chemin à parcourir pour que tous les citoyens, sans aucune distinction, puissent jouir d'une égalité réelle, notamment dans les médias.

 

 

Les médias apparaissent aujourd'hui comme le révélateur du « blocage » de la société française. La  présence de certaines personnalités comme Harry Roselmack fait encore figure d'exception. Sa médiatisation témoigne du malaise existant et d’un besoin d’afficher une volonté d’action avec l’ambiguïté du symbolique.

 

 

Alors que des responsables « diversité » sont nommés dans les grands médias, il est nécessaire d'aller plus loin en mettant en place une politique de rattrapage assortie d'une obligation de résultats, certains étant favorables à des sanctions si besoin. Les médias sont ici considérés comme porteurs de représentations sociales et donc des évolutions attendues. Le club Averroès, qui milite pour plus de diversité dans les médias, rappelle ainsi que les patrons des grandes chaînes n'ont pas encore pris conscience de leur responsabilité dans la reproduction des stéréotypes.

 

 

Face à des médias trop peu ‘colorés’, certaines initiatives prouvent qu'il est possible de représenter ces « minorités » sous un angle différent. Le magazine Afriscope qui est diffusé en région francilienne par l'association Africulture, a pour objectif de valoriser la culture africaine contemporaine mais également le parcours exemplaire de certains membres de la diaspora, ceci dans une approche affinitaire, sans communautarisme.

 

 

Alors que la diversité est peu prise en compte par les supports de communication, l'agence de communication affinitaire SOPI essaye de montrer l'exemple. Selon elle, il est possible de créer des modes de communication affinitaires sans pour autant stigmatiser la population. Ces campagnes peuvent même être englobantes: le clip des Neg'Marrons qui visait à sensibiliser les Antilles et la Guyane au problème du VIH a eu un tel succès qu'il est diffusé au grand public avec la même réussite. Cet exemple témoigne qu’une représentation de « minorités visibles » n’est pas un frein à la réception du message par une très large population.

 

 

Même si la diversité dans les médias et les productions audiovisuelles a indéniablement progressé ces dernières années, des dispositifs d'actions positives plus forts paraissent aujourd'hui indispensables, tout comme dans le domaine de la représentation politique.

 

 

La production et la reproduction des élites posent ici problème. La diversité proclamée reste trop souvent un affichage alibi pour cacher des évolutions très lentes. Les femmes et les personnes issues des « minorités visibles » demeurent trop rares en politique, bloquées dès les dispositifs de sélection des candidats par les partis politiques. Les évolutions attendues nécessitent du volontarisme mais surtout une large prise de conscience politique et citoyenne.

 

 

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

l       Médias et représentation politique

 

 

Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) a récemment rendu public son rapport sur la représentation de la diversité dans les médias audiovisuels français. L’introduction de M Macé est éclairante sur le flou des catégories concernées et témoigne de la difficulté à définir précisément les « minorités visibles » au regard de l’origine, réelle ou supposée et de l’apparence. On reste sur une approximation ciblant les personnes noires et celles issues de l’immigration.

 

 

Le constat sur la base des hypothèses retenues est néanmoins formel: les « minorités visibles » y sont sous-représentées et les écrans, en véhiculant nombre de stéréotypes, les renforcent. Il reste donc du chemin à parcourir pour que tous les citoyens, sans aucune distinction, puissent jouir d'une égalité réelle, notamment dans les médias.

 

 

Les médias apparaissent aujourd'hui comme le révélateur du « blocage » de la société française. La  présence de certaines personnalités comme Harry Roselmack fait encore figure d'exception. Sa médiatisation témoigne du malaise existant et d’un besoin d’afficher une volonté d’action avec l’ambiguïté du symbolique.

 

 

Alors que des responsables « diversité » sont nommés dans les grands médias, il est nécessaire d'aller plus loin en mettant en place une politique de rattrapage assortie d'une obligation de résultats, certains étant favorables à des sanctions si besoin. Les médias sont ici considérés comme porteurs de représentations sociales et donc des évolutions attendues. Le club Averroès, qui milite pour plus de diversité dans les médias, rappelle ainsi que les patrons des grandes chaînes n'ont pas encore pris conscience de leur responsabilité dans la reproduction des stéréotypes.

 

 

Face à des médias trop peu ‘colorés’, certaines initiatives prouvent qu'il est possible de représenter ces « minorités » sous un angle différent. Le magazine Afriscope qui est diffusé en région francilienne par l'association Africulture, a pour objectif de valoriser la culture africaine contemporaine mais également le parcours exemplaire de certains membres de la diaspora, ceci dans une approche affinitaire, sans communautarisme.

 

 

Alors que la diversité est peu prise en compte par les supports de communication, l'agence de communication affinitaire SOPI essaye de montrer l'exemple. Selon elle, il est possible de créer des modes de communication affinitaires sans pour autant stigmatiser la population. Ces campagnes peuvent même être englobantes: le clip des Neg'Marrons qui visait à sensibiliser les Antilles et la Guyane au problème du VIH a eu un tel succès qu'il est diffusé au grand public avec la même réussite. Cet exemple témoigne qu’une représentation de « minorités visibles » n’est pas un frein à la réception du message par une très large population.

 

 

Même si la diversité dans les médias et les productions audiovisuelles a indéniablement progressé ces dernières années, des dispositifs d'actions positives plus forts paraissent aujourd'hui indispensables, tout comme dans le domaine de la représentation politique.

 

 

La production et la reproduction des élites posent ici problème. La diversité proclamée reste trop souvent un affichage alibi pour cacher des évolutions très lentes. Les femmes et les personnes issues des « minorités visibles » demeurent trop rares en politique, bloquées dès les dispositifs de sélection des candidats par les partis politiques. Les évolutions attendues nécessitent du volontarisme mais surtout une large prise de conscience politique et citoyenne.

 

 

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

l       Emploi

 

 

 

 

Ces derniers temps, nombreuses ont été les initiatives des entreprises en matière de lutte contre les discriminations et de promotion de la diversité (charte, label, etc.).

 

 

Comme d'autres entreprises, Symantec France a mis en place un conseil de la diversité, composé d'employés volontaires, qui a pour objectif de sensibiliser l'ensemble des collaborateurs à la problématique anti-discriminatoire. Le problème souligné ici et partagé plus généralement réside dans le fait que ces initiatives individuelles ne sont pas assez valorisées par les directions d’entreprises. Pour être efficaces, ces initiatives doivent surtout se traduire de manière concrète dans la politique RH de l'entreprise.

 

 

Les actions de parrainage sont des exemples d’actions positives efficaces. Les témoignages de parrains à l'AFIP[3] qui travaillent avec des jeunes des minorités visibles victimes de discriminations attestent de l’intérêt (2) de ces pratiques. Les parrains ont une double mission: redonner confiance aux jeunes en leur valeur et capacités professionnelles et les faire bénéficier de leurs conseils et réseaux.

Des entreprises travaillent plus précisément sur la mise en relation des jeunes issus des quartiers et des entreprises.  L'entreprise Nes&cité,  basée en banlieue lyonnaise, garantit à des jeunes peu ou pas diplômés, et qui sont loin de l'information, l'obtention d'entretiens individuels avec au moins une entreprise (opération « job des cités »).

 

 

Les partenaires sociaux sont également des acteurs clés sur la thématique de la lutte contre les discriminations. Depuis l'ouvrage de Philippe Bataille paru en 1997 (Le racisme au travail), qui soulignait le déni des discriminations au sein de l'entreprise, les choses ont avancé mais il reste beaucoup à faire. Même si les syndicats ont montré leurs bonnes intentions en signant un accord national interprofessionnel sur la diversité en 2006, ils rencontrent encore des difficultés :

 

 

Ø      Difficulté à prouver qu'ils sont engagés et réceptifs à la problématique avec une mobilisation effective à tous les niveaux;

Ø      Difficulté à travailler avec un ensemble d'acteurs pour faire évoluer l'ensemble des pratiques professionnelles et les représentations.

 

 

La question du manque d'outils permettant de mesurer les discriminations liées à l'origine est posée. En la matière, un consensus se dégage avec l’ensemble des intervenants qui s’est positionné en opposition avec l’hypothèse de référentiels ethno-raciaux nationaux et publics.

 

 

Face aux arguments parfois avancés, selon lesquels des outils de mesure sont indispensables pour mettre en place des actions, il est important de rappeler que certains instruments existent déjà (enquêtes sur l'histoire familiale des étrangers, prise en compte du pays d'origine, possibilité pour les individus de s'autodéfinir de manière anonyme).

 

 

Par ailleurs, l’exemple du sexe ou du handicap, la capacité à avoir des statistiques et des indicateurs de mesure n’est pas un élément suffisant pour permettre des évolutions significatives. La nécessité d’une (3)volonté collective et politique de faire évoluer les situations demeure primordiale.

 

 

Enfin, avant de se demander si des mesures sont utiles, il est important de bien définir le problème que l'on cherche à résoudre et la situation dans laquelle on se trouve, sans oublier de croiser les nombreuses variables (sexe, critères sociaux et territoriaux) dans la prise en compte du problème, et d’évaluer les actions engagées.

 

 

La publication du rapport Bouchard-Taylor concernant « l'accommodement raisonnable » au Canada a soulevé la question des pratiques d'accommodement au sujet, notamment, des interdits alimentaires religieux. En France, il est important de savoir que les acquis obtenus par la Halde concernant les changements effectués dans les cantines ont été obtenus sur la base du critère de l'état de santé et non pas de la religion ou de l’origine.

 

 

 

 

l       Médias et représentation politique

 

 

Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) a récemment rendu public son rapport sur la représentation de la diversité dans les médias audiovisuels français. L’introduction de M Macé est éclairante sur le flou des catégories concernées et témoigne de la difficulté à définir précisément les « minorités visibles » au regard de l’origine, réelle ou supposée et de l’apparence. On reste sur une approximation ciblant les personnes noires et celles issues de l’immigration.

 

 

Le constat sur la base des hypothèses retenues est néanmoins formel: les « minorités visibles » y sont sous-représentées et les écrans, en véhiculant nombre de stéréotypes, les renforcent. Il reste donc du chemin à parcourir pour que tous les citoyens, sans aucune distinction, puissent jouir d'une égalité réelle, notamment dans les médias.

 

 

Les médias apparaissent aujourd'hui comme le révélateur du « blocage » de la société française. La  présence de certaines personnalités comme Harry Roselmack fait encore figure d'exception. Sa médiatisation témoigne du malaise existant et d’un besoin d’afficher une volonté d’action avec l’ambiguïté du symbolique.

 

 

Alors que des responsables « diversité » sont nommés dans les grands médias, il est nécessaire d'aller plus loin en mettant en place une politique de rattrapage assortie d'une obligation de résultats, certains étant favorables à des sanctions si besoin. Les médias sont ici considérés comme porteurs de représentations sociales et donc des évolutions attendues. Le club Averroès, qui milite pour plus de diversité dans les médias, rappelle ainsi que les patrons des grandes chaînes n'ont pas encore pris conscience de leur responsabilité dans la reproduction des stéréotypes.

 

 

Face à des médias trop peu ‘colorés’, certaines initiatives prouvent qu'il est possible de représenter ces « minorités » sous un angle différent. Le magazine Afriscope qui est diffusé en région francilienne par l'association Africulture, a pour objectif de valoriser la culture africaine contemporaine mais également le parcours exemplaire de certains membres de la diaspora, ceci dans une approche affinitaire, sans communautarisme.

 

 

Alors que la diversité est peu prise en compte par les supports de communication, l'agence de communication affinitaire SOPI essaye de montrer l'exemple. Selon elle, il est possible de créer des modes de communication affinitaires sans pour autant stigmatiser la population. Ces campagnes peuvent même être englobantes: le clip des Neg'Marrons qui visait à sensibiliser les Antilles et la Guyane au problème du VIH a eu un tel succès qu'il est diffusé au grand public avec la même réussite. Cet exemple témoigne qu’une représentation de « minorités visibles » n’est pas un frein à la réception du message par une très large population.

 

 

Même si la diversité dans les médias et les productions audiovisuelles a indéniablement progressé ces dernières années, des dispositifs d'actions positives plus forts paraissent aujourd'hui indispensables, tout comme dans le domaine de la représentation politique.

 

 

La production et la reproduction des élites posent ici problème. La diversité proclamée reste trop souvent un affichage alibi pour cacher des évolutions très lentes. Les femmes et les personnes issues des « minorités visibles » demeurent trop rares en politique, bloquées dès les dispositifs de sélection des candidats par les partis politiques. Les évolutions attendues nécessitent du volontarisme mais surtout une large prise de conscience politique et citoyenne.

 

 

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

l       Médias et représentation politique

 

 

Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) a récemment rendu public son rapport sur la représentation de la diversité dans les médias audiovisuels français. L’introduction de M Macé est éclairante sur le flou des catégories concernées et témoigne de la difficulté à définir précisément les « minorités visibles » au regard de l’origine, réelle ou supposée et de l’apparence. On reste sur une approximation ciblant les personnes noires et celles issues de l’immigration.

 

 

Le constat sur la base des hypothèses retenues est néanmoins formel: les « minorités visibles » y sont sous-représentées et les écrans, en véhiculant nombre de stéréotypes, les renforcent. Il reste donc du chemin à parcourir pour que tous les citoyens, sans aucune distinction, puissent jouir d'une égalité réelle, notamment dans les médias.

 

 

Les médias apparaissent aujourd'hui comme le révélateur du « blocage » de la société française. La  présence de certaines personnalités comme Harry Roselmack fait encore figure d'exception. Sa médiatisation témoigne du malaise existant et d’un besoin d’afficher une volonté d’action avec l’ambiguïté du symbolique.

 

 

Alors que des responsables « diversité » sont nommés dans les grands médias, il est nécessaire d'aller plus loin en mettant en place une politique de rattrapage assortie d'une obligation de résultats, certains étant favorables à des sanctions si besoin. Les médias sont ici considérés comme porteurs de représentations sociales et donc des évolutions attendues. Le club Averroès, qui milite pour plus de diversité dans les médias, rappelle ainsi que les patrons des grandes chaînes n'ont pas encore pris conscience de leur responsabilité dans la reproduction des stéréotypes.

 

 

Face à des médias trop peu ‘colorés’, certaines initiatives prouvent qu'il est possible de représenter ces « minorités » sous un angle différent. Le magazine Afriscope qui est diffusé en région francilienne par l'association Africulture, a pour objectif de valoriser la culture africaine contemporaine mais également le parcours exemplaire de certains membres de la diaspora, ceci dans une approche affinitaire, sans communautarisme.

 

 

Alors que la diversité est peu prise en compte par les supports de communication, l'agence de communication affinitaire SOPI essaye de montrer l'exemple. Selon elle, il est possible de créer des modes de communication affinitaires sans pour autant stigmatiser la population. Ces campagnes peuvent même être englobantes: le clip des Neg'Marrons qui visait à sensibiliser les Antilles et la Guyane au problème du VIH a eu un tel succès qu'il est diffusé au grand public avec la même réussite. Cet exemple témoigne qu’une représentation de « minorités visibles » n’est pas un frein à la réception du message par une très large population.

 

 

Même si la diversité dans les médias et les productions audiovisuelles a indéniablement progressé ces dernières années, des dispositifs d'actions positives plus forts paraissent aujourd'hui indispensables, tout comme dans le domaine de la représentation politique.

 

 

La production et la reproduction des élites posent ici problème. La diversité proclamée reste trop souvent un affichage alibi pour cacher des évolutions très lentes. Les femmes et les personnes issues des « minorités visibles » demeurent trop rares en politique, bloquées dès les dispositifs de sélection des candidats par les partis politiques. Les évolutions attendues nécessitent du volontarisme mais surtout une large prise de conscience politique et citoyenne.

 

 

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

l       Médias et représentation politique

 

 

Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) a récemment rendu public son rapport sur la représentation de la diversité dans les médias audiovisuels français. L’introduction de M Macé est éclairante sur le flou des catégories concernées et témoigne de la difficulté à définir précisément les « minorités visibles » au regard de l’origine, réelle ou supposée et de l’apparence. On reste sur une approximation ciblant les personnes noires et celles issues de l’immigration.

 

 

Le constat sur la base des hypothèses retenues est néanmoins formel: les « minorités visibles » y sont sous-représentées et les écrans, en véhiculant nombre de stéréotypes, les renforcent. Il reste donc du chemin à parcourir pour que tous les citoyens, sans aucune distinction, puissent jouir d'une égalité réelle, notamment dans les médias.

 

 

Les médias apparaissent aujourd'hui comme le révélateur du « blocage » de la société française. La  présence de certaines personnalités comme Harry Roselmack fait encore figure d'exception. Sa médiatisation témoigne du malaise existant et d’un besoin d’afficher une volonté d’action avec l’ambiguïté du symbolique.

 

 

Alors que des responsables « diversité » sont nommés dans les grands médias, il est nécessaire d'aller plus loin en mettant en place une politique de rattrapage assortie d'une obligation de résultats, certains étant favorables à des sanctions si besoin. Les médias sont ici considérés comme porteurs de représentations sociales et donc des évolutions attendues. Le club Averroès, qui milite pour plus de diversité dans les médias, rappelle ainsi que les patrons des grandes chaînes n'ont pas encore pris conscience de leur responsabilité dans la reproduction des stéréotypes.

 

 

Face à des médias trop peu ‘colorés’, certaines initiatives prouvent qu'il est possible de représenter ces « minorités » sous un angle différent. Le magazine Afriscope qui est diffusé en région francilienne par l'association Africulture, a pour objectif de valoriser la culture africaine contemporaine mais également le parcours exemplaire de certains membres de la diaspora, ceci dans une approche affinitaire, sans communautarisme.

 

 

Alors que la diversité est peu prise en compte par les supports de communication, l'agence de communication affinitaire SOPI essaye de montrer l'exemple. Selon elle, il est possible de créer des modes de communication affinitaires sans pour autant stigmatiser la population. Ces campagnes peuvent même être englobantes: le clip des Neg'Marrons qui visait à sensibiliser les Antilles et la Guyane au problème du VIH a eu un tel succès qu'il est diffusé au grand public avec la même réussite. Cet exemple témoigne qu’une représentation de « minorités visibles » n’est pas un frein à la réception du message par une très large population.

 

 

Même si la diversité dans les médias et les productions audiovisuelles a indéniablement progressé ces dernières années, des dispositifs d'actions positives plus forts paraissent aujourd'hui indispensables, tout comme dans le domaine de la représentation politique.

 

 

La production et la reproduction des élites posent ici problème. La diversité proclamée reste trop souvent un affichage alibi pour cacher des évolutions très lentes. Les femmes et les personnes issues des « minorités visibles » demeurent trop rares en politique, bloquées dès les dispositifs de sélection des candidats par les partis politiques. Les évolutions attendues nécessitent du volontarisme mais surtout une large prise de conscience politique et citoyenne.

 

 

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

l       Emploi

 

 

 

 

Ces derniers temps, nombreuses ont été les initiatives des entreprises en matière de lutte contre les discriminations et de promotion de la diversité (charte, label, etc.).

 

 

Comme d'autres entreprises, Symantec France a mis en place un conseil de la diversité, composé d'employés volontaires, qui a pour objectif de sensibiliser l'ensemble des collaborateurs à la problématique anti-discriminatoire. Le problème souligné ici et partagé plus généralement réside dans le fait que ces initiatives individuelles ne sont pas assez valorisées par les directions d’entreprises. Pour être efficaces, ces initiatives doivent surtout se traduire de manière concrète dans la politique RH de l'entreprise.

 

 

Les actions de parrainage sont des exemples d’actions positives efficaces. Les témoignages de parrains à l'AFIP[3] qui travaillent avec des jeunes des minorités visibles victimes de discriminations attestent de l’intérêt (2) de ces pratiques. Les parrains ont une double mission: redonner confiance aux jeunes en leur valeur et capacités professionnelles et les faire bénéficier de leurs conseils et réseaux.

Des entreprises travaillent plus précisément sur la mise en relation des jeunes issus des quartiers et des entreprises.  L'entreprise Nes&cité,  basée en banlieue lyonnaise, garantit à des jeunes peu ou pas diplômés, et qui sont loin de l'information, l'obtention d'entretiens individuels avec au moins une entreprise (opération « job des cités »).

 

 

Les partenaires sociaux sont également des acteurs clés sur la thématique de la lutte contre les discriminations. Depuis l'ouvrage de Philippe Bataille paru en 1997 (Le racisme au travail), qui soulignait le déni des discriminations au sein de l'entreprise, les choses ont avancé mais il reste beaucoup à faire. Même si les syndicats ont montré leurs bonnes intentions en signant un accord national interprofessionnel sur la diversité en 2006, ils rencontrent encore des difficultés :

 

 

Ø      Difficulté à prouver qu'ils sont engagés et réceptifs à la problématique avec une mobilisation effective à tous les niveaux;

Ø      Difficulté à travailler avec un ensemble d'acteurs pour faire évoluer l'ensemble des pratiques professionnelles et les représentations.

 

 

La question du manque d'outils permettant de mesurer les discriminations liées à l'origine est posée. En la matière, un consensus se dégage avec l’ensemble des intervenants qui s’est positionné en opposition avec l’hypothèse de référentiels ethno-raciaux nationaux et publics.

 

 

Face aux arguments parfois avancés, selon lesquels des outils de mesure sont indispensables pour mettre en place des actions, il est important de rappeler que certains instruments existent déjà (enquêtes sur l'histoire familiale des étrangers, prise en compte du pays d'origine, possibilité pour les individus de s'autodéfinir de manière anonyme).

 

 

Par ailleurs, l’exemple du sexe ou du handicap, la capacité à avoir des statistiques et des indicateurs de mesure n’est pas un élément suffisant pour permettre des évolutions significatives. La nécessité d’une (3)volonté collective et politique de faire évoluer les situations demeure primordiale.

 

 

Enfin, avant de se demander si des mesures sont utiles, il est important de bien définir le problème que l'on cherche à résoudre et la situation dans laquelle on se trouve, sans oublier de croiser les nombreuses variables (sexe, critères sociaux et territoriaux) dans la prise en compte du problème, et d’évaluer les actions engagées.

 

 

La publication du rapport Bouchard-Taylor concernant « l'accommodement raisonnable » au Canada a soulevé la question des pratiques d'accommodement au sujet, notamment, des interdits alimentaires religieux. En France, il est important de savoir que les acquis obtenus par la Halde concernant les changements effectués dans les cantines ont été obtenus sur la base du critère de l'état de santé et non pas de la religion ou de l’origine.

 

 

 

 

l       Médias et représentation politique

 

 

Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) a récemment rendu public son rapport sur la représentation de la diversité dans les médias audiovisuels français. L’introduction de M Macé est éclairante sur le flou des catégories concernées et témoigne de la difficulté à définir précisément les « minorités visibles » au regard de l’origine, réelle ou supposée et de l’apparence. On reste sur une approximation ciblant les personnes noires et celles issues de l’immigration.

 

 

Le constat sur la base des hypothèses retenues est néanmoins formel: les « minorités visibles » y sont sous-représentées et les écrans, en véhiculant nombre de stéréotypes, les renforcent. Il reste donc du chemin à parcourir pour que tous les citoyens, sans aucune distinction, puissent jouir d'une égalité réelle, notamment dans les médias.

 

 

Les médias apparaissent aujourd'hui comme le révélateur du « blocage » de la société française. La  présence de certaines personnalités comme Harry Roselmack fait encore figure d'exception. Sa médiatisation témoigne du malaise existant et d’un besoin d’afficher une volonté d’action avec l’ambiguïté du symbolique.

 

 

Alors que des responsables « diversité » sont nommés dans les grands médias, il est nécessaire d'aller plus loin en mettant en place une politique de rattrapage assortie d'une obligation de résultats, certains étant favorables à des sanctions si besoin. Les médias sont ici considérés comme porteurs de représentations sociales et donc des évolutions attendues. Le club Averroès, qui milite pour plus de diversité dans les médias, rappelle ainsi que les patrons des grandes chaînes n'ont pas encore pris conscience de leur responsabilité dans la reproduction des stéréotypes.

 

 

Face à des médias trop peu ‘colorés’, certaines initiatives prouvent qu'il est possible de représenter ces « minorités » sous un angle différent. Le magazine Afriscope qui est diffusé en région francilienne par l'association Africulture, a pour objectif de valoriser la culture africaine contemporaine mais également le parcours exemplaire de certains membres de la diaspora, ceci dans une approche affinitaire, sans communautarisme.

 

 

Alors que la diversité est peu prise en compte par les supports de communication, l'agence de communication affinitaire SOPI essaye de montrer l'exemple. Selon elle, il est possible de créer des modes de communication affinitaires sans pour autant stigmatiser la population. Ces campagnes peuvent même être englobantes: le clip des Neg'Marrons qui visait à sensibiliser les Antilles et la Guyane au problème du VIH a eu un tel succès qu'il est diffusé au grand public avec la même réussite. Cet exemple témoigne qu’une représentation de « minorités visibles » n’est pas un frein à la réception du message par une très large population.

 

 

Même si la diversité dans les médias et les productions audiovisuelles a indéniablement progressé ces dernières années, des dispositifs d'actions positives plus forts paraissent aujourd'hui indispensables, tout comme dans le domaine de la représentation politique.

 

 

La production et la reproduction des élites posent ici problème. La diversité proclamée reste trop souvent un affichage alibi pour cacher des évolutions très lentes. Les femmes et les personnes issues des « minorités visibles » demeurent trop rares en politique, bloquées dès les dispositifs de sélection des candidats par les partis politiques. Les évolutions attendues nécessitent du volontarisme mais surtout une large prise de conscience politique et citoyenne.

 

 

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

l       Médias et représentation politique

 

 

Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) a récemment rendu public son rapport sur la représentation de la diversité dans les médias audiovisuels français. L’introduction de M Macé est éclairante sur le flou des catégories concernées et témoigne de la difficulté à définir précisément les « minorités visibles » au regard de l’origine, réelle ou supposée et de l’apparence. On reste sur une approximation ciblant les personnes noires et celles issues de l’immigration.

 

 

Le constat sur la base des hypothèses retenues est néanmoins formel: les « minorités visibles » y sont sous-représentées et les écrans, en véhiculant nombre de stéréotypes, les renforcent. Il reste donc du chemin à parcourir pour que tous les citoyens, sans aucune distinction, puissent jouir d'une égalité réelle, notamment dans les médias.

 

 

Les médias apparaissent aujourd'hui comme le révélateur du « blocage » de la société française. La  présence de certaines personnalités comme Harry Roselmack fait encore figure d'exception. Sa médiatisation témoigne du malaise existant et d’un besoin d’afficher une volonté d’action avec l’ambiguïté du symbolique.

 

 

Alors que des responsables « diversité » sont nommés dans les grands médias, il est nécessaire d'aller plus loin en mettant en place une politique de rattrapage assortie d'une obligation de résultats, certains étant favorables à des sanctions si besoin. Les médias sont ici considérés comme porteurs de représentations sociales et donc des évolutions attendues. Le club Averroès, qui milite pour plus de diversité dans les médias, rappelle ainsi que les patrons des grandes chaînes n'ont pas encore pris conscience de leur responsabilité dans la reproduction des stéréotypes.

 

 

Face à des médias trop peu ‘colorés’, certaines initiatives prouvent qu'il est possible de représenter ces « minorités » sous un angle différent. Le magazine Afriscope qui est diffusé en région francilienne par l'association Africulture, a pour objectif de valoriser la culture africaine contemporaine mais également le parcours exemplaire de certains membres de la diaspora, ceci dans une approche affinitaire, sans communautarisme.

 

 

Alors que la diversité est peu prise en compte par les supports de communication, l'agence de communication affinitaire SOPI essaye de montrer l'exemple. Selon elle, il est possible de créer des modes de communication affinitaires sans pour autant stigmatiser la population. Ces campagnes peuvent même être englobantes: le clip des Neg'Marrons qui visait à sensibiliser les Antilles et la Guyane au problème du VIH a eu un tel succès qu'il est diffusé au grand public avec la même réussite. Cet exemple témoigne qu’une représentation de « minorités visibles » n’est pas un frein à la réception du message par une très large population.

 

 

Même si la diversité dans les médias et les productions audiovisuelles a indéniablement progressé ces dernières années, des dispositifs d'actions positives plus forts paraissent aujourd'hui indispensables, tout comme dans le domaine de la représentation politique.

 

 

La production et la reproduction des élites posent ici problème. La diversité proclamée reste trop souvent un affichage alibi pour cacher des évolutions très lentes. Les femmes et les personnes issues des « minorités visibles » demeurent trop rares en politique, bloquées dès les dispositifs de sélection des candidats par les partis politiques. Les évolutions attendues nécessitent du volontarisme mais surtout une large prise de conscience politique et citoyenne.

 

 

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

l       Médias et représentation politique

 

 

Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) a récemment rendu public son rapport sur la représentation de la diversité dans les médias audiovisuels français. L’introduction de M Macé est éclairante sur le flou des catégories concernées et témoigne de la difficulté à définir précisément les « minorités visibles » au regard de l’origine, réelle ou supposée et de l’apparence. On reste sur une approximation ciblant les personnes noires et celles issues de l’immigration.

 

 

Le constat sur la base des hypothèses retenues est néanmoins formel: les « minorités visibles » y sont sous-représentées et les écrans, en véhiculant nombre de stéréotypes, les renforcent. Il reste donc du chemin à parcourir pour que tous les citoyens, sans aucune distinction, puissent jouir d'une égalité réelle, notamment dans les médias.

 

 

Les médias apparaissent aujourd'hui comme le révélateur du « blocage » de la société française. La  présence de certaines personnalités comme Harry Roselmack fait encore figure d'exception. Sa médiatisation témoigne du malaise existant et d’un besoin d’afficher une volonté d’action avec l’ambiguïté du symbolique.

 

 

Alors que des responsables « diversité » sont nommés dans les grands médias, il est nécessaire d'aller plus loin en mettant en place une politique de rattrapage assortie d'une obligation de résultats, certains étant favorables à des sanctions si besoin. Les médias sont ici considérés comme porteurs de représentations sociales et donc des évolutions attendues. Le club Averroès, qui milite pour plus de diversité dans les médias, rappelle ainsi que les patrons des grandes chaînes n'ont pas encore pris conscience de leur responsabilité dans la reproduction des stéréotypes.

 

 

Face à des médias trop peu ‘colorés’, certaines initiatives prouvent qu'il est possible de représenter ces « minorités » sous un angle différent. Le magazine Afriscope qui est diffusé en région francilienne par l'association Africulture, a pour objectif de valoriser la culture africaine contemporaine mais également le parcours exemplaire de certains membres de la diaspora, ceci dans une approche affinitaire, sans communautarisme.

 

 

Alors que la diversité est peu prise en compte par les supports de communication, l'agence de communication affinitaire SOPI essaye de montrer l'exemple. Selon elle, il est possible de créer des modes de communication affinitaires sans pour autant stigmatiser la population. Ces campagnes peuvent même être englobantes: le clip des Neg'Marrons qui visait à sensibiliser les Antilles et la Guyane au problème du VIH a eu un tel succès qu'il est diffusé au grand public avec la même réussite. Cet exemple témoigne qu’une représentation de « minorités visibles » n’est pas un frein à la réception du message par une très large population.

 

 

Même si la diversité dans les médias et les productions audiovisuelles a indéniablement progressé ces dernières années, des dispositifs d'actions positives plus forts paraissent aujourd'hui indispensables, tout comme dans le domaine de la représentation politique.

 

 

La production et la reproduction des élites posent ici problème. La diversité proclamée reste trop souvent un affichage alibi pour cacher des évolutions très lentes. Les femmes et les personnes issues des « minorités visibles » demeurent trop rares en politique, bloquées dès les dispositifs de sélection des candidats par les partis politiques. Les évolutions attendues nécessitent du volontarisme mais surtout une large prise de conscience politique et citoyenne.

 

 

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

En introduction, la présidente d'ENAR-France a rappelé le contexte dans lequel s'inscrit ce séminaire :

 

 

Ø      Sa tenue dans les locaux de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris est éminemment symbolique, l'établissement étant un pionnier de l'action positive au regard de sa procédure d'admission « Convention Education Prioritaire » (CEP).

 

 

Ø      Ce séminaire s'inscrit également dans l'actualité : tandis qu’aux Etats-Unis, l’élection de Barack Obama à la présidence, le 4 novembre dernier, a un impact considérable, le Gouvernement français s’en tient à nommer des personnalités dites « issues de la diversité ».

 

 

Ø      Enfin, la tenue de ce séminaire procède du constat suivant : les discriminations, notamment liées à l'origine, sont encore monnaie courante en France.

 

 

L'existence de discriminations dans le domaine de l'éducation ou de l'emploi et l'absence de diversité en politique et dans les médias soulèvent la question de l'action positive : que peut-on faire en France pour assurer l'égalité réelle qui fait encore aujourd'hui défaut ?

 

 

Pourtant en France, aborder la question de l'action positive ne va pas sans soulever certaines difficultés :

 

 

Ø      Si l'action positive est admise en ce qui concerne l'égalité hommes-femmes, ou des quotas pour les personnes en situation de handicap, il en est tout autrement s'agissant de celle liée à l'origine. Cette dernière suscite encore beaucoup de méfiance en raison des risques inhérents qu'on lui associe souvent (assignation identitaire, entorse au principe républicain d'égalité, utilisation dangereuse) comme en témoigne notamment le débat sur les statistiques dites « ethniques ».

 

 

Ø      De plus, les débats sur l'action positive se caractérisent par le flou qui entoure la notion tant au niveau juridique qu'éthique.

 

 

Enar-France, dont le combat est la lutte contre le racisme et les discriminations, soutient les mesures d'actions positives à condition d’en envisager les modalités pratiques, la portée et les limites.

 

 

Ce débat participatif a pour ambition d'éclairer la notion d'action positive dans trois domaines différents que sont l'éducation, l'emploi, et la représentation politique et médiatique.

 

 


 

 

l       Introduction « Les actions positives », par Gwénaëlle Calvès, professeur de droit public.

 

 

 

 

Gwénaëlle Calvès, notamment auteur d'un ouvrage de référence sur la discrimination positive[1], a rappelé le cadre juridique communautaire relatif à la notion d'action positive.

 

 

Même si le droit communautaire (Traité et directives) ne donne qu'une définition succincte de l'action positive, deux critères la caractérisent :

 

 

Ø      Elle a pour objectif d'assurer une égalité de fait.

Ø      Elle doit prévenir et compenser des désavantages liés à certains critères.

 

 

Au regard du Traité, l'action positive induit une logique de préférence, les textes prévoyant des « avantages spécifiques » concernant l'égalité hommes-femmes ou  des « mesures spécifiques » pour les autres critères.

 

 

L'action positive repose sur une distinction opérée sur le fondement de critères prohibés et vise à favoriser une catégorie de personnes. Elle déroge donc au principe d'égalité de traitement mais n'est qu' « apparemment discriminatoire », car son objectif final est l'égalité.

 

 

Pour être considérée comme une action positive au regard du droit communautaire, la mesure doit répondre à trois conditions :

 

 

Ø      Elle ne doit pas être excessive : elle doit uniquement promouvoir l’égalité des chances et non pas l’égalité de résultats.

Ø      Elle ne doit pas être exclusive : la préférence ne peut jouer qu’à qualification égale ou équivalente.

Ø      Elle doit être flexible : la préférence ne doit être ni inconditionnelle ni automatique.

 

 

Le strict respect de ces conditions est assuré par la Cour de Justice des Communautés Européennes (CJCE) qui apprécie et contrôle la proportionnalité de la mesure.

 

 

Les risques d’une action positive non encadrée.

 

 

Il existe un risque inhérent à la démarche de l'action positive. En effet, ces mesures peuvent susciter des sentiments d’injustice et de frustration; bien souvent elles sont impopulaires, comme ont pu le démontrer les mesures d'affirmative action aux Etats-Unis.

 

 

Alors que la population française a le sentiment de vivre dans une société bloquée, codée (poids des

(1) diplômes, des réseaux, etc.) et de plus en plus marquée par les inégalités, il apparaît indispensable de s'imposer une double injonction :

 

 

Ø      Mener des politiques de manière transparente : dire ce que l'on fait, pourquoi et pour qui.

Ø      Ne pas renoncer à lutter contre les discriminations : le corps social (pouvoirs publics, associations, citoyens) est invité à réfléchir sur ses propres pratiques afin d'agir sur les structures qui produisent et renforcent les inégalités.

 

 

 

 

 

l       Education

 

 

 

 

L’éducation est au cœur de la réflexion sur les actions positives car elle touche à la notion fondamentale d’égalité des chances.

 

 

En 2000, Sciences Po Paris a lancé une procédure d'admission spécifique dite « Convention Education Prioritaire » (CEP) dont l’objectif est d'ouvrir les portes de l'établissement aux étudiants issus de zones territoriales défavorisées. Marie Mercat-Bruns, chercheuse et membre de l'équipe de direction de Sciences Po Paris, a présenté le dispositif en quelques chiffres :

 

 

Ø      3 promotions d'élèves déjà diplômés;

Ø      62 lycées partenaires en 2008;

Ø      477 élèves admis en 8 ans;

Ø      des résultats académiques comparables à ceux des autres étudiants;

Ø      50 à 70% des admis sont enfants de chômeurs, d'ouvriers ou d'employés;

Ø      3/4 des admis sont boursiers;

Ø      2/3 des admis ont au moins un parent né hors de France.

 

 

Pour bénéficier de ce dispositif, les lycées publics ou privés (sous contrat avec l'Etat ou non) doivent remplir au moins l’une des conditions suivantes:

 

 

Ø      Être classés en ZEP, ZUS, CUCS ou en zone de prévention de la violence;

Ø      Compter une proportion d'élèves de CSP défavorisées à plus de 70%;

Ø      Compter une proportion de collégiens issus de ZEP à plus de 70%.

 

 

Si les élèves sont pré-sélectionnés par leurs professeurs sur la base d'une revue de presse annuelle, la sélection s'opère par un oral d’admission devant un jury de Sciences Po.

 

 

Si cette expérience est un succès, certains émettent des critiques sur des limites possibles du dispositif :

 

 

Ø      Un dispositif qui maintient et entretient la différence : séminaire d'intégration spécifique, surnoms spécifiques des étudiants concernés, mise à part, etc.

Ø      Tous les étudiants ne sont pas issus de milieux sociaux défavorisés: la pertinence du territoire comme élément de sélection est posée;

Ø      Un dispositif considéré par d'autres lycées comme un simple palliatif qui ne répond pas au problème des inégalités dans l'éducation.

 

 

D'autres points peuvent également être soulevés :

 

 

Ø      La procédure de pré-sélection effectuée par les professeurs, qui sous entend une grande part de subjectivité, peut également être remise en question;

Ø      La pertinence d'une procédure d'admission différenciée est posée, alors que le réel problème semble être le concours d'entrée en lui-même car composé de matières fortement indexées au potentiel économique et social des étudiants (culture générale et langues étrangères notamment).

 

 

Si une réforme structurelle du concours d'entrée de Sciences Po Paris n'est pas encore d'actualité, l'établissement, qui compte déjà 40% d'étudiants étrangers, souhaite poursuivre la diversification de son recrutement par la voie internationale, ce qui ouvrirait à d’autres critères de sélection puisque celui-ci se fait sur dossiers et non sur concours.

 

 

De plus, l'accès et l’ouverture aux étudiants handicapés est aujourd'hui une priorité pour Sciences Po Paris, l'établissement n'en accueillant seulement qu'une quinzaine aujourd'hui. L'école souhaite également signer des conventions avec différentes institutions du monde du handicap et monter des projets de sensibilisation à l'égard de son personnel et de ses étudiants.

La question des stéréotypes à l'école.

 

 

Les manuels scolaires véhiculent des représentations stéréotypées qui peuvent être à l’origine des discriminations: telle est la conclusion de l’étude commandée par la HALDE[2]  et rendue publique le 6 novembre dernier, dont les principaux points ont été présentés par Stéphanie Seydoux du service « Promotion de l’égalité » de la Haute Autorité :

 

 

Ø      L’image des hommes et des femmes continue de subir un traitement différencié moins valorisant pour les femmes.

Ø      Les personnes d’origine étrangère représentées sont montrées le plus souvent dans des situations dévalorisantes et/ou de pauvreté.

Ø      Le handicap est rarement évoqué.

Ø      Les seniors sont souvent associés à des représentations liées à la maladie et à la dégénérescence du corps. Ces représentations ne sont pas compensées par d’autres images positives sur leur rôle citoyen et leur apport dans la famille.

Ø      L’impasse est faite sur le sujet de l’orientation sexuelle.

 

 

 

 

l       Emploi

 

 

 

 

Ces derniers temps, nombreuses ont été les initiatives des entreprises en matière de lutte contre les discriminations et de promotion de la diversité (charte, label, etc.).

 

 

Comme d'autres entreprises, Symantec France a mis en place un conseil de la diversité, composé d'employés volontaires, qui a pour objectif de sensibiliser l'ensemble des collaborateurs à la problématique anti-discriminatoire. Le problème souligné ici et partagé plus généralement réside dans le fait que ces initiatives individuelles ne sont pas assez valorisées par les directions d’entreprises. Pour être efficaces, ces initiatives doivent surtout se traduire de manière concrète dans la politique RH de l'entreprise.

 

 

Les actions de parrainage sont des exemples d’actions positives efficaces. Les témoignages de parrains à l'AFIP[3] qui travaillent avec des jeunes des minorités visibles victimes de discriminations attestent de l’intérêt (2) de ces pratiques. Les parrains ont une double mission: redonner confiance aux jeunes en leur valeur et capacités professionnelles et les faire bénéficier de leurs conseils et réseaux.

Des entreprises travaillent plus précisément sur la mise en relation des jeunes issus des quartiers et des entreprises.  L'entreprise Nes&cité,  basée en banlieue lyonnaise, garantit à des jeunes peu ou pas diplômés, et qui sont loin de l'information, l'obtention d'entretiens individuels avec au moins une entreprise (opération « job des cités »).

 

 

Les partenaires sociaux sont également des acteurs clés sur la thématique de la lutte contre les discriminations. Depuis l'ouvrage de Philippe Bataille paru en 1997 (Le racisme au travail), qui soulignait le déni des discriminations au sein de l'entreprise, les choses ont avancé mais il reste beaucoup à faire. Même si les syndicats ont montré leurs bonnes intentions en signant un accord national interprofessionnel sur la diversité en 2006, ils rencontrent encore des difficultés :

 

 

Ø      Difficulté à prouver qu'ils sont engagés et réceptifs à la problématique avec une mobilisation effective à tous les niveaux;

Ø      Difficulté à travailler avec un ensemble d'acteurs pour faire évoluer l'ensemble des pratiques professionnelles et les représentations.

 

 

La question du manque d'outils permettant de mesurer les discriminations liées à l'origine est posée. En la matière, un consensus se dégage avec l’ensemble des intervenants qui s’est positionné en opposition avec l’hypothèse de référentiels ethno-raciaux nationaux et publics.

 

 

Face aux arguments parfois avancés, selon lesquels des outils de mesure sont indispensables pour mettre en place des actions, il est important de rappeler que certains instruments existent déjà (enquêtes sur l'histoire familiale des étrangers, prise en compte du pays d'origine, possibilité pour les individus de s'autodéfinir de manière anonyme).

 

 

Par ailleurs, l’exemple du sexe ou du handicap, la capacité à avoir des statistiques et des indicateurs de mesure n’est pas un élément suffisant pour permettre des évolutions significatives. La nécessité d’une (3)volonté collective et politique de faire évoluer les situations demeure primordiale.

 

 

Enfin, avant de se demander si des mesures sont utiles, il est important de bien définir le problème que l'on cherche à résoudre et la situation dans laquelle on se trouve, sans oublier de croiser les nombreuses variables (sexe, critères sociaux et territoriaux) dans la prise en compte du problème, et d’évaluer les actions engagées.

 

 

La publication du rapport Bouchard-Taylor concernant « l'accommodement raisonnable » au Canada a soulevé la question des pratiques d'accommodement au sujet, notamment, des interdits alimentaires religieux. En France, il est important de savoir que les acquis obtenus par la Halde concernant les changements effectués dans les cantines ont été obtenus sur la base du critère de l'état de santé et non pas de la religion ou de l’origine.

 

 

 

 

l       Médias et représentation politique

 

 

Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) a récemment rendu public son rapport sur la représentation de la diversité dans les médias audiovisuels français. L’introduction de M Macé est éclairante sur le flou des catégories concernées et témoigne de la difficulté à définir précisément les « minorités visibles » au regard de l’origine, réelle ou supposée et de l’apparence. On reste sur une approximation ciblant les personnes noires et celles issues de l’immigration.

 

 

Le constat sur la base des hypothèses retenues est néanmoins formel: les « minorités visibles » y sont sous-représentées et les écrans, en véhiculant nombre de stéréotypes, les renforcent. Il reste donc du chemin à parcourir pour que tous les citoyens, sans aucune distinction, puissent jouir d'une égalité réelle, notamment dans les médias.

 

 

Les médias apparaissent aujourd'hui comme le révélateur du « blocage » de la société française. La  présence de certaines personnalités comme Harry Roselmack fait encore figure d'exception. Sa médiatisation témoigne du malaise existant et d’un besoin d’afficher une volonté d’action avec l’ambiguïté du symbolique.

 

 

Alors que des responsables « diversité » sont nommés dans les grands médias, il est nécessaire d'aller plus loin en mettant en place une politique de rattrapage assortie d'une obligation de résultats, certains étant favorables à des sanctions si besoin. Les médias sont ici considérés comme porteurs de représentations sociales et donc des évolutions attendues. Le club Averroès, qui milite pour plus de diversité dans les médias, rappelle ainsi que les patrons des grandes chaînes n'ont pas encore pris conscience de leur responsabilité dans la reproduction des stéréotypes.

 

 

Face à des médias trop peu ‘colorés’, certaines initiatives prouvent qu'il est possible de représenter ces « minorités » sous un angle différent. Le magazine Afriscope qui est diffusé en région francilienne par l'association Africulture, a pour objectif de valoriser la culture africaine contemporaine mais également le parcours exemplaire de certains membres de la diaspora, ceci dans une approche affinitaire, sans communautarisme.

 

 

Alors que la diversité est peu prise en compte par les supports de communication, l'agence de communication affinitaire SOPI essaye de montrer l'exemple. Selon elle, il est possible de créer des modes de communication affinitaires sans pour autant stigmatiser la population. Ces campagnes peuvent même être englobantes: le clip des Neg'Marrons qui visait à sensibiliser les Antilles et la Guyane au problème du VIH a eu un tel succès qu'il est diffusé au grand public avec la même réussite. Cet exemple témoigne qu’une représentation de « minorités visibles » n’est pas un frein à la réception du message par une très large population.

 

 

Même si la diversité dans les médias et les productions audiovisuelles a indéniablement progressé ces dernières années, des dispositifs d'actions positives plus forts paraissent aujourd'hui indispensables, tout comme dans le domaine de la représentation politique.

 

 

La production et la reproduction des élites posent ici problème. La diversité proclamée reste trop souvent un affichage alibi pour cacher des évolutions très lentes. Les femmes et les personnes issues des « minorités visibles » demeurent trop rares en politique, bloquées dès les dispositifs de sélection des candidats par les partis politiques. Les évolutions attendues nécessitent du volontarisme mais surtout une large prise de conscience politique et citoyenne.

 

 

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

l       Médias et représentation politique

 

 

Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) a récemment rendu public son rapport sur la représentation de la diversité dans les médias audiovisuels français. L’introduction de M Macé est éclairante sur le flou des catégories concernées et témoigne de la difficulté à définir précisément les « minorités visibles » au regard de l’origine, réelle ou supposée et de l’apparence. On reste sur une approximation ciblant les personnes noires et celles issues de l’immigration.

 

 

Le constat sur la base des hypothèses retenues est néanmoins formel: les « minorités visibles » y sont sous-représentées et les écrans, en véhiculant nombre de stéréotypes, les renforcent. Il reste donc du chemin à parcourir pour que tous les citoyens, sans aucune distinction, puissent jouir d'une égalité réelle, notamment dans les médias.

 

 

Les médias apparaissent aujourd'hui comme le révélateur du « blocage » de la société française. La  présence de certaines personnalités comme Harry Roselmack fait encore figure d'exception. Sa médiatisation témoigne du malaise existant et d’un besoin d’afficher une volonté d’action avec l’ambiguïté du symbolique.

 

 

Alors que des responsables « diversité » sont nommés dans les grands médias, il est nécessaire d'aller plus loin en mettant en place une politique de rattrapage assortie d'une obligation de résultats, certains étant favorables à des sanctions si besoin. Les médias sont ici considérés comme porteurs de représentations sociales et donc des évolutions attendues. Le club Averroès, qui milite pour plus de diversité dans les médias, rappelle ainsi que les patrons des grandes chaînes n'ont pas encore pris conscience de leur responsabilité dans la reproduction des stéréotypes.

 

 

Face à des médias trop peu ‘colorés’, certaines initiatives prouvent qu'il est possible de représenter ces « minorités » sous un angle différent. Le magazine Afriscope qui est diffusé en région francilienne par l'association Africulture, a pour objectif de valoriser la culture africaine contemporaine mais également le parcours exemplaire de certains membres de la diaspora, ceci dans une approche affinitaire, sans communautarisme.

 

 

Alors que la diversité est peu prise en compte par les supports de communication, l'agence de communication affinitaire SOPI essaye de montrer l'exemple. Selon elle, il est possible de créer des modes de communication affinitaires sans pour autant stigmatiser la population. Ces campagnes peuvent même être englobantes: le clip des Neg'Marrons qui visait à sensibiliser les Antilles et la Guyane au problème du VIH a eu un tel succès qu'il est diffusé au grand public avec la même réussite. Cet exemple témoigne qu’une représentation de « minorités visibles » n’est pas un frein à la réception du message par une très large population.

 

 

Même si la diversité dans les médias et les productions audiovisuelles a indéniablement progressé ces dernières années, des dispositifs d'actions positives plus forts paraissent aujourd'hui indispensables, tout comme dans le domaine de la représentation politique.

 

 

La production et la reproduction des élites posent ici problème. La diversité proclamée reste trop souvent un affichage alibi pour cacher des évolutions très lentes. Les femmes et les personnes issues des « minorités visibles » demeurent trop rares en politique, bloquées dès les dispositifs de sélection des candidats par les partis politiques. Les évolutions attendues nécessitent du volontarisme mais surtout une large prise de conscience politique et citoyenne.

 

 

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

l       Médias et représentation politique

 

 

Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) a récemment rendu public son rapport sur la représentation de la diversité dans les médias audiovisuels français. L’introduction de M Macé est éclairante sur le flou des catégories concernées et témoigne de la difficulté à définir précisément les « minorités visibles » au regard de l’origine, réelle ou supposée et de l’apparence. On reste sur une approximation ciblant les personnes noires et celles issues de l’immigration.

 

 

Le constat sur la base des hypothèses retenues est néanmoins formel: les « minorités visibles » y sont sous-représentées et les écrans, en véhiculant nombre de stéréotypes, les renforcent. Il reste donc du chemin à parcourir pour que tous les citoyens, sans aucune distinction, puissent jouir d'une égalité réelle, notamment dans les médias.

 

 

Les médias apparaissent aujourd'hui comme le révélateur du « blocage » de la société française. La  présence de certaines personnalités comme Harry Roselmack fait encore figure d'exception. Sa médiatisation témoigne du malaise existant et d’un besoin d’afficher une volonté d’action avec l’ambiguïté du symbolique.

 

 

Alors que des responsables « diversité » sont nommés dans les grands médias, il est nécessaire d'aller plus loin en mettant en place une politique de rattrapage assortie d'une obligation de résultats, certains étant favorables à des sanctions si besoin. Les médias sont ici considérés comme porteurs de représentations sociales et donc des évolutions attendues. Le club Averroès, qui milite pour plus de diversité dans les médias, rappelle ainsi que les patrons des grandes chaînes n'ont pas encore pris conscience de leur responsabilité dans la reproduction des stéréotypes.

 

 

Face à des médias trop peu ‘colorés’, certaines initiatives prouvent qu'il est possible de représenter ces « minorités » sous un angle différent. Le magazine Afriscope qui est diffusé en région francilienne par l'association Africulture, a pour objectif de valoriser la culture africaine contemporaine mais également le parcours exemplaire de certains membres de la diaspora, ceci dans une approche affinitaire, sans communautarisme.

 

 

Alors que la diversité est peu prise en compte par les supports de communication, l'agence de communication affinitaire SOPI essaye de montrer l'exemple. Selon elle, il est possible de créer des modes de communication affinitaires sans pour autant stigmatiser la population. Ces campagnes peuvent même être englobantes: le clip des Neg'Marrons qui visait à sensibiliser les Antilles et la Guyane au problème du VIH a eu un tel succès qu'il est diffusé au grand public avec la même réussite. Cet exemple témoigne qu’une représentation de « minorités visibles » n’est pas un frein à la réception du message par une très large population.

 

 

Même si la diversité dans les médias et les productions audiovisuelles a indéniablement progressé ces dernières années, des dispositifs d'actions positives plus forts paraissent aujourd'hui indispensables, tout comme dans le domaine de la représentation politique.

 

 

La production et la reproduction des élites posent ici problème. La diversité proclamée reste trop souvent un affichage alibi pour cacher des évolutions très lentes. Les femmes et les personnes issues des « minorités visibles » demeurent trop rares en politique, bloquées dès les dispositifs de sélection des candidats par les partis politiques. Les évolutions attendues nécessitent du volontarisme mais surtout une large prise de conscience politique et citoyenne.

 

 

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

l       Emploi

 

 

 

 

Ces derniers temps, nombreuses ont été les initiatives des entreprises en matière de lutte contre les discriminations et de promotion de la diversité (charte, label, etc.).

 

 

Comme d'autres entreprises, Symantec France a mis en place un conseil de la diversité, composé d'employés volontaires, qui a pour objectif de sensibiliser l'ensemble des collaborateurs à la problématique anti-discriminatoire. Le problème souligné ici et partagé plus généralement réside dans le fait que ces initiatives individuelles ne sont pas assez valorisées par les directions d’entreprises. Pour être efficaces, ces initiatives doivent surtout se traduire de manière concrète dans la politique RH de l'entreprise.

 

 

Les actions de parrainage sont des exemples d’actions positives efficaces. Les témoignages de parrains à l'AFIP[3] qui travaillent avec des jeunes des minorités visibles victimes de discriminations attestent de l’intérêt (2) de ces pratiques. Les parrains ont une double mission: redonner confiance aux jeunes en leur valeur et capacités professionnelles et les faire bénéficier de leurs conseils et réseaux.

Des entreprises travaillent plus précisément sur la mise en relation des jeunes issus des quartiers et des entreprises.  L'entreprise Nes&cité,  basée en banlieue lyonnaise, garantit à des jeunes peu ou pas diplômés, et qui sont loin de l'information, l'obtention d'entretiens individuels avec au moins une entreprise (opération « job des cités »).

 

 

Les partenaires sociaux sont également des acteurs clés sur la thématique de la lutte contre les discriminations. Depuis l'ouvrage de Philippe Bataille paru en 1997 (Le racisme au travail), qui soulignait le déni des discriminations au sein de l'entreprise, les choses ont avancé mais il reste beaucoup à faire. Même si les syndicats ont montré leurs bonnes intentions en signant un accord national interprofessionnel sur la diversité en 2006, ils rencontrent encore des difficultés :

 

 

Ø      Difficulté à prouver qu'ils sont engagés et réceptifs à la problématique avec une mobilisation effective à tous les niveaux;

Ø      Difficulté à travailler avec un ensemble d'acteurs pour faire évoluer l'ensemble des pratiques professionnelles et les représentations.

 

 

La question du manque d'outils permettant de mesurer les discriminations liées à l'origine est posée. En la matière, un consensus se dégage avec l’ensemble des intervenants qui s’est positionné en opposition avec l’hypothèse de référentiels ethno-raciaux nationaux et publics.

 

 

Face aux arguments parfois avancés, selon lesquels des outils de mesure sont indispensables pour mettre en place des actions, il est important de rappeler que certains instruments existent déjà (enquêtes sur l'histoire familiale des étrangers, prise en compte du pays d'origine, possibilité pour les individus de s'autodéfinir de manière anonyme).

 

 

Par ailleurs, l’exemple du sexe ou du handicap, la capacité à avoir des statistiques et des indicateurs de mesure n’est pas un élément suffisant pour permettre des évolutions significatives. La nécessité d’une (3)volonté collective et politique de faire évoluer les situations demeure primordiale.

 

 

Enfin, avant de se demander si des mesures sont utiles, il est important de bien définir le problème que l'on cherche à résoudre et la situation dans laquelle on se trouve, sans oublier de croiser les nombreuses variables (sexe, critères sociaux et territoriaux) dans la prise en compte du problème, et d’évaluer les actions engagées.

 

 

La publication du rapport Bouchard-Taylor concernant « l'accommodement raisonnable » au Canada a soulevé la question des pratiques d'accommodement au sujet, notamment, des interdits alimentaires religieux. En France, il est important de savoir que les acquis obtenus par la Halde concernant les changements effectués dans les cantines ont été obtenus sur la base du critère de l'état de santé et non pas de la religion ou de l’origine.

 

 

 

 

l       Médias et représentation politique

 

 

Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) a récemment rendu public son rapport sur la représentation de la diversité dans les médias audiovisuels français. L’introduction de M Macé est éclairante sur le flou des catégories concernées et témoigne de la difficulté à définir précisément les « minorités visibles » au regard de l’origine, réelle ou supposée et de l’apparence. On reste sur une approximation ciblant les personnes noires et celles issues de l’immigration.

 

 

Le constat sur la base des hypothèses retenues est néanmoins formel: les « minorités visibles » y sont sous-représentées et les écrans, en véhiculant nombre de stéréotypes, les renforcent. Il reste donc du chemin à parcourir pour que tous les citoyens, sans aucune distinction, puissent jouir d'une égalité réelle, notamment dans les médias.

 

 

Les médias apparaissent aujourd'hui comme le révélateur du « blocage » de la société française. La  présence de certaines personnalités comme Harry Roselmack fait encore figure d'exception. Sa médiatisation témoigne du malaise existant et d’un besoin d’afficher une volonté d’action avec l’ambiguïté du symbolique.

 

 

Alors que des responsables « diversité » sont nommés dans les grands médias, il est nécessaire d'aller plus loin en mettant en place une politique de rattrapage assortie d'une obligation de résultats, certains étant favorables à des sanctions si besoin. Les médias sont ici considérés comme porteurs de représentations sociales et donc des évolutions attendues. Le club Averroès, qui milite pour plus de diversité dans les médias, rappelle ainsi que les patrons des grandes chaînes n'ont pas encore pris conscience de leur responsabilité dans la reproduction des stéréotypes.

 

 

Face à des médias trop peu ‘colorés’, certaines initiatives prouvent qu'il est possible de représenter ces « minorités » sous un angle différent. Le magazine Afriscope qui est diffusé en région francilienne par l'association Africulture, a pour objectif de valoriser la culture africaine contemporaine mais également le parcours exemplaire de certains membres de la diaspora, ceci dans une approche affinitaire, sans communautarisme.

 

 

Alors que la diversité est peu prise en compte par les supports de communication, l'agence de communication affinitaire SOPI essaye de montrer l'exemple. Selon elle, il est possible de créer des modes de communication affinitaires sans pour autant stigmatiser la population. Ces campagnes peuvent même être englobantes: le clip des Neg'Marrons qui visait à sensibiliser les Antilles et la Guyane au problème du VIH a eu un tel succès qu'il est diffusé au grand public avec la même réussite. Cet exemple témoigne qu’une représentation de « minorités visibles » n’est pas un frein à la réception du message par une très large population.

 

 

Même si la diversité dans les médias et les productions audiovisuelles a indéniablement progressé ces dernières années, des dispositifs d'actions positives plus forts paraissent aujourd'hui indispensables, tout comme dans le domaine de la représentation politique.

 

 

La production et la reproduction des élites posent ici problème. La diversité proclamée reste trop souvent un affichage alibi pour cacher des évolutions très lentes. Les femmes et les personnes issues des « minorités visibles » demeurent trop rares en politique, bloquées dès les dispositifs de sélection des candidats par les partis politiques. Les évolutions attendues nécessitent du volontarisme mais surtout une large prise de conscience politique et citoyenne.

 

 

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

l       Médias et représentation politique

 

 

Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) a récemment rendu public son rapport sur la représentation de la diversité dans les médias audiovisuels français. L’introduction de M Macé est éclairante sur le flou des catégories concernées et témoigne de la difficulté à définir précisément les « minorités visibles » au regard de l’origine, réelle ou supposée et de l’apparence. On reste sur une approximation ciblant les personnes noires et celles issues de l’immigration.

 

 

Le constat sur la base des hypothèses retenues est néanmoins formel: les « minorités visibles » y sont sous-représentées et les écrans, en véhiculant nombre de stéréotypes, les renforcent. Il reste donc du chemin à parcourir pour que tous les citoyens, sans aucune distinction, puissent jouir d'une égalité réelle, notamment dans les médias.

 

 

Les médias apparaissent aujourd'hui comme le révélateur du « blocage » de la société française. La  présence de certaines personnalités comme Harry Roselmack fait encore figure d'exception. Sa médiatisation témoigne du malaise existant et d’un besoin d’afficher une volonté d’action avec l’ambiguïté du symbolique.

 

 

Alors que des responsables « diversité » sont nommés dans les grands médias, il est nécessaire d'aller plus loin en mettant en place une politique de rattrapage assortie d'une obligation de résultats, certains étant favorables à des sanctions si besoin. Les médias sont ici considérés comme porteurs de représentations sociales et donc des évolutions attendues. Le club Averroès, qui milite pour plus de diversité dans les médias, rappelle ainsi que les patrons des grandes chaînes n'ont pas encore pris conscience de leur responsabilité dans la reproduction des stéréotypes.

 

 

Face à des médias trop peu ‘colorés’, certaines initiatives prouvent qu'il est possible de représenter ces « minorités » sous un angle différent. Le magazine Afriscope qui est diffusé en région francilienne par l'association Africulture, a pour objectif de valoriser la culture africaine contemporaine mais également le parcours exemplaire de certains membres de la diaspora, ceci dans une approche affinitaire, sans communautarisme.

 

 

Alors que la diversité est peu prise en compte par les supports de communication, l'agence de communication affinitaire SOPI essaye de montrer l'exemple. Selon elle, il est possible de créer des modes de communication affinitaires sans pour autant stigmatiser la population. Ces campagnes peuvent même être englobantes: le clip des Neg'Marrons qui visait à sensibiliser les Antilles et la Guyane au problème du VIH a eu un tel succès qu'il est diffusé au grand public avec la même réussite. Cet exemple témoigne qu’une représentation de « minorités visibles » n’est pas un frein à la réception du message par une très large population.

 

 

Même si la diversité dans les médias et les productions audiovisuelles a indéniablement progressé ces dernières années, des dispositifs d'actions positives plus forts paraissent aujourd'hui indispensables, tout comme dans le domaine de la représentation politique.

 

 

La production et la reproduction des élites posent ici problème. La diversité proclamée reste trop souvent un affichage alibi pour cacher des évolutions très lentes. Les femmes et les personnes issues des « minorités visibles » demeurent trop rares en politique, bloquées dès les dispositifs de sélection des candidats par les partis politiques. Les évolutions attendues nécessitent du volontarisme mais surtout une large prise de conscience politique et citoyenne.

 

 

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

l       Médias et représentation politique

 

 

Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) a récemment rendu public son rapport sur la représentation de la diversité dans les médias audiovisuels français. L’introduction de M Macé est éclairante sur le flou des catégories concernées et témoigne de la difficulté à définir précisément les « minorités visibles » au regard de l’origine, réelle ou supposée et de l’apparence. On reste sur une approximation ciblant les personnes noires et celles issues de l’immigration.

 

 

Le constat sur la base des hypothèses retenues est néanmoins formel: les « minorités visibles » y sont sous-représentées et les écrans, en véhiculant nombre de stéréotypes, les renforcent. Il reste donc du chemin à parcourir pour que tous les citoyens, sans aucune distinction, puissent jouir d'une égalité réelle, notamment dans les médias.

 

 

Les médias apparaissent aujourd'hui comme le révélateur du « blocage » de la société française. La  présence de certaines personnalités comme Harry Roselmack fait encore figure d'exception. Sa médiatisation témoigne du malaise existant et d’un besoin d’afficher une volonté d’action avec l’ambiguïté du symbolique.

 

 

Alors que des responsables « diversité » sont nommés dans les grands médias, il est nécessaire d'aller plus loin en mettant en place une politique de rattrapage assortie d'une obligation de résultats, certains étant favorables à des sanctions si besoin. Les médias sont ici considérés comme porteurs de représentations sociales et donc des évolutions attendues. Le club Averroès, qui milite pour plus de diversité dans les médias, rappelle ainsi que les patrons des grandes chaînes n'ont pas encore pris conscience de leur responsabilité dans la reproduction des stéréotypes.

 

 

Face à des médias trop peu ‘colorés’, certaines initiatives prouvent qu'il est possible de représenter ces « minorités » sous un angle différent. Le magazine Afriscope qui est diffusé en région francilienne par l'association Africulture, a pour objectif de valoriser la culture africaine contemporaine mais également le parcours exemplaire de certains membres de la diaspora, ceci dans une approche affinitaire, sans communautarisme.

 

 

Alors que la diversité est peu prise en compte par les supports de communication, l'agence de communication affinitaire SOPI essaye de montrer l'exemple. Selon elle, il est possible de créer des modes de communication affinitaires sans pour autant stigmatiser la population. Ces campagnes peuvent même être englobantes: le clip des Neg'Marrons qui visait à sensibiliser les Antilles et la Guyane au problème du VIH a eu un tel succès qu'il est diffusé au grand public avec la même réussite. Cet exemple témoigne qu’une représentation de « minorités visibles » n’est pas un frein à la réception du message par une très large population.

 

 

Même si la diversité dans les médias et les productions audiovisuelles a indéniablement progressé ces dernières années, des dispositifs d'actions positives plus forts paraissent aujourd'hui indispensables, tout comme dans le domaine de la représentation politique.

 

 

La production et la reproduction des élites posent ici problème. La diversité proclamée reste trop souvent un affichage alibi pour cacher des évolutions très lentes. Les femmes et les personnes issues des « minorités visibles » demeurent trop rares en politique, bloquées dès les dispositifs de sélection des candidats par les partis politiques. Les évolutions attendues nécessitent du volontarisme mais surtout une large prise de conscience politique et citoyenne.

 

 

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

l       Emploi

 

 

 

 

Ces derniers temps, nombreuses ont été les initiatives des entreprises en matière de lutte contre les discriminations et de promotion de la diversité (charte, label, etc.).

 

 

Comme d'autres entreprises, Symantec France a mis en place un conseil de la diversité, composé d'employés volontaires, qui a pour objectif de sensibiliser l'ensemble des collaborateurs à la problématique anti-discriminatoire. Le problème souligné ici et partagé plus généralement réside dans le fait que ces initiatives individuelles ne sont pas assez valorisées par les directions d’entreprises. Pour être efficaces, ces initiatives doivent surtout se traduire de manière concrète dans la politique RH de l'entreprise.

 

 

Les actions de parrainage sont des exemples d’actions positives efficaces. Les témoignages de parrains à l'AFIP[3] qui travaillent avec des jeunes des minorités visibles victimes de discriminations attestent de l’intérêt (2) de ces pratiques. Les parrains ont une double mission: redonner confiance aux jeunes en leur valeur et capacités professionnelles et les faire bénéficier de leurs conseils et réseaux.

Des entreprises travaillent plus précisément sur la mise en relation des jeunes issus des quartiers et des entreprises.  L'entreprise Nes&cité,  basée en banlieue lyonnaise, garantit à des jeunes peu ou pas diplômés, et qui sont loin de l'information, l'obtention d'entretiens individuels avec au moins une entreprise (opération « job des cités »).

 

 

Les partenaires sociaux sont également des acteurs clés sur la thématique de la lutte contre les discriminations. Depuis l'ouvrage de Philippe Bataille paru en 1997 (Le racisme au travail), qui soulignait le déni des discriminations au sein de l'entreprise, les choses ont avancé mais il reste beaucoup à faire. Même si les syndicats ont montré leurs bonnes intentions en signant un accord national interprofessionnel sur la diversité en 2006, ils rencontrent encore des difficultés :

 

 

Ø      Difficulté à prouver qu'ils sont engagés et réceptifs à la problématique avec une mobilisation effective à tous les niveaux;

Ø      Difficulté à travailler avec un ensemble d'acteurs pour faire évoluer l'ensemble des pratiques professionnelles et les représentations.

 

 

La question du manque d'outils permettant de mesurer les discriminations liées à l'origine est posée. En la matière, un consensus se dégage avec l’ensemble des intervenants qui s’est positionné en opposition avec l’hypothèse de référentiels ethno-raciaux nationaux et publics.

 

 

Face aux arguments parfois avancés, selon lesquels des outils de mesure sont indispensables pour mettre en place des actions, il est important de rappeler que certains instruments existent déjà (enquêtes sur l'histoire familiale des étrangers, prise en compte du pays d'origine, possibilité pour les individus de s'autodéfinir de manière anonyme).

 

 

Par ailleurs, l’exemple du sexe ou du handicap, la capacité à avoir des statistiques et des indicateurs de mesure n’est pas un élément suffisant pour permettre des évolutions significatives. La nécessité d’une (3)volonté collective et politique de faire évoluer les situations demeure primordiale.

 

 

Enfin, avant de se demander si des mesures sont utiles, il est important de bien définir le problème que l'on cherche à résoudre et la situation dans laquelle on se trouve, sans oublier de croiser les nombreuses variables (sexe, critères sociaux et territoriaux) dans la prise en compte du problème, et d’évaluer les actions engagées.

 

 

La publication du rapport Bouchard-Taylor concernant « l'accommodement raisonnable » au Canada a soulevé la question des pratiques d'accommodement au sujet, notamment, des interdits alimentaires religieux. En France, il est important de savoir que les acquis obtenus par la Halde concernant les changements effectués dans les cantines ont été obtenus sur la base du critère de l'état de santé et non pas de la religion ou de l’origine.

 

 

 

 

l       Médias et représentation politique

 

 

Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) a récemment rendu public son rapport sur la représentation de la diversité dans les médias audiovisuels français. L’introduction de M Macé est éclairante sur le flou des catégories concernées et témoigne de la difficulté à définir précisément les « minorités visibles » au regard de l’origine, réelle ou supposée et de l’apparence. On reste sur une approximation ciblant les personnes noires et celles issues de l’immigration.

 

 

Le constat sur la base des hypothèses retenues est néanmoins formel: les « minorités visibles » y sont sous-représentées et les écrans, en véhiculant nombre de stéréotypes, les renforcent. Il reste donc du chemin à parcourir pour que tous les citoyens, sans aucune distinction, puissent jouir d'une égalité réelle, notamment dans les médias.

 

 

Les médias apparaissent aujourd'hui comme le révélateur du « blocage » de la société française. La  présence de certaines personnalités comme Harry Roselmack fait encore figure d'exception. Sa médiatisation témoigne du malaise existant et d’un besoin d’afficher une volonté d’action avec l’ambiguïté du symbolique.

 

 

Alors que des responsables « diversité » sont nommés dans les grands médias, il est nécessaire d'aller plus loin en mettant en place une politique de rattrapage assortie d'une obligation de résultats, certains étant favorables à des sanctions si besoin. Les médias sont ici considérés comme porteurs de représentations sociales et donc des évolutions attendues. Le club Averroès, qui milite pour plus de diversité dans les médias, rappelle ainsi que les patrons des grandes chaînes n'ont pas encore pris conscience de leur responsabilité dans la reproduction des stéréotypes.

 

 

Face à des médias trop peu ‘colorés’, certaines initiatives prouvent qu'il est possible de représenter ces « minorités » sous un angle différent. Le magazine Afriscope qui est diffusé en région francilienne par l'association Africulture, a pour objectif de valoriser la culture africaine contemporaine mais également le parcours exemplaire de certains membres de la diaspora, ceci dans une approche affinitaire, sans communautarisme.

 

 

Alors que la diversité est peu prise en compte par les supports de communication, l'agence de communication affinitaire SOPI essaye de montrer l'exemple. Selon elle, il est possible de créer des modes de communication affinitaires sans pour autant stigmatiser la population. Ces campagnes peuvent même être englobantes: le clip des Neg'Marrons qui visait à sensibiliser les Antilles et la Guyane au problème du VIH a eu un tel succès qu'il est diffusé au grand public avec la même réussite. Cet exemple témoigne qu’une représentation de « minorités visibles » n’est pas un frein à la réception du message par une très large population.

 

 

Même si la diversité dans les médias et les productions audiovisuelles a indéniablement progressé ces dernières années, des dispositifs d'actions positives plus forts paraissent aujourd'hui indispensables, tout comme dans le domaine de la représentation politique.

 

 

La production et la reproduction des élites posent ici problème. La diversité proclamée reste trop souvent un affichage alibi pour cacher des évolutions très lentes. Les femmes et les personnes issues des « minorités visibles » demeurent trop rares en politique, bloquées dès les dispositifs de sélection des candidats par les partis politiques. Les évolutions attendues nécessitent du volontarisme mais surtout une large prise de conscience politique et citoyenne.

 

 

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

l       Médias et représentation politique

 

 

Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) a récemment rendu public son rapport sur la représentation de la diversité dans les médias audiovisuels français. L’introduction de M Macé est éclairante sur le flou des catégories concernées et témoigne de la difficulté à définir précisément les « minorités visibles » au regard de l’origine, réelle ou supposée et de l’apparence. On reste sur une approximation ciblant les personnes noires et celles issues de l’immigration.

 

 

Le constat sur la base des hypothèses retenues est néanmoins formel: les « minorités visibles » y sont sous-représentées et les écrans, en véhiculant nombre de stéréotypes, les renforcent. Il reste donc du chemin à parcourir pour que tous les citoyens, sans aucune distinction, puissent jouir d'une égalité réelle, notamment dans les médias.

 

 

Les médias apparaissent aujourd'hui comme le révélateur du « blocage » de la société française. La  présence de certaines personnalités comme Harry Roselmack fait encore figure d'exception. Sa médiatisation témoigne du malaise existant et d’un besoin d’afficher une volonté d’action avec l’ambiguïté du symbolique.

 

 

Alors que des responsables « diversité » sont nommés dans les grands médias, il est nécessaire d'aller plus loin en mettant en place une politique de rattrapage assortie d'une obligation de résultats, certains étant favorables à des sanctions si besoin. Les médias sont ici considérés comme porteurs de représentations sociales et donc des évolutions attendues. Le club Averroès, qui milite pour plus de diversité dans les médias, rappelle ainsi que les patrons des grandes chaînes n'ont pas encore pris conscience de leur responsabilité dans la reproduction des stéréotypes.

 

 

Face à des médias trop peu ‘colorés’, certaines initiatives prouvent qu'il est possible de représenter ces « minorités » sous un angle différent. Le magazine Afriscope qui est diffusé en région francilienne par l'association Africulture, a pour objectif de valoriser la culture africaine contemporaine mais également le parcours exemplaire de certains membres de la diaspora, ceci dans une approche affinitaire, sans communautarisme.

 

 

Alors que la diversité est peu prise en compte par les supports de communication, l'agence de communication affinitaire SOPI essaye de montrer l'exemple. Selon elle, il est possible de créer des modes de communication affinitaires sans pour autant stigmatiser la population. Ces campagnes peuvent même être englobantes: le clip des Neg'Marrons qui visait à sensibiliser les Antilles et la Guyane au problème du VIH a eu un tel succès qu'il est diffusé au grand public avec la même réussite. Cet exemple témoigne qu’une représentation de « minorités visibles » n’est pas un frein à la réception du message par une très large population.

 

 

Même si la diversité dans les médias et les productions audiovisuelles a indéniablement progressé ces dernières années, des dispositifs d'actions positives plus forts paraissent aujourd'hui indispensables, tout comme dans le domaine de la représentation politique.

 

 

La production et la reproduction des élites posent ici problème. La diversité proclamée reste trop souvent un affichage alibi pour cacher des évolutions très lentes. Les femmes et les personnes issues des « minorités visibles » demeurent trop rares en politique, bloquées dès les dispositifs de sélection des candidats par les partis politiques. Les évolutions attendues nécessitent du volontarisme mais surtout une large prise de conscience politique et citoyenne.

 

 

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

l       Médias et représentation politique

 

 

Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) a récemment rendu public son rapport sur la représentation de la diversité dans les médias audiovisuels français. L’introduction de M Macé est éclairante sur le flou des catégories concernées et témoigne de la difficulté à définir précisément les « minorités visibles » au regard de l’origine, réelle ou supposée et de l’apparence. On reste sur une approximation ciblant les personnes noires et celles issues de l’immigration.

 

 

Le constat sur la base des hypothèses retenues est néanmoins formel: les « minorités visibles » y sont sous-représentées et les écrans, en véhiculant nombre de stéréotypes, les renforcent. Il reste donc du chemin à parcourir pour que tous les citoyens, sans aucune distinction, puissent jouir d'une égalité réelle, notamment dans les médias.

 

 

Les médias apparaissent aujourd'hui comme le révélateur du « blocage » de la société française. La  présence de certaines personnalités comme Harry Roselmack fait encore figure d'exception. Sa médiatisation témoigne du malaise existant et d’un besoin d’afficher une volonté d’action avec l’ambiguïté du symbolique.

 

 

Alors que des responsables « diversité » sont nommés dans les grands médias, il est nécessaire d'aller plus loin en mettant en place une politique de rattrapage assortie d'une obligation de résultats, certains étant favorables à des sanctions si besoin. Les médias sont ici considérés comme porteurs de représentations sociales et donc des évolutions attendues. Le club Averroès, qui milite pour plus de diversité dans les médias, rappelle ainsi que les patrons des grandes chaînes n'ont pas encore pris conscience de leur responsabilité dans la reproduction des stéréotypes.

 

 

Face à des médias trop peu ‘colorés’, certaines initiatives prouvent qu'il est possible de représenter ces « minorités » sous un angle différent. Le magazine Afriscope qui est diffusé en région francilienne par l'association Africulture, a pour objectif de valoriser la culture africaine contemporaine mais également le parcours exemplaire de certains membres de la diaspora, ceci dans une approche affinitaire, sans communautarisme.

 

 

Alors que la diversité est peu prise en compte par les supports de communication, l'agence de communication affinitaire SOPI essaye de montrer l'exemple. Selon elle, il est possible de créer des modes de communication affinitaires sans pour autant stigmatiser la population. Ces campagnes peuvent même être englobantes: le clip des Neg'Marrons qui visait à sensibiliser les Antilles et la Guyane au problème du VIH a eu un tel succès qu'il est diffusé au grand public avec la même réussite. Cet exemple témoigne qu’une représentation de « minorités visibles » n’est pas un frein à la réception du message par une très large population.

 

 

Même si la diversité dans les médias et les productions audiovisuelles a indéniablement progressé ces dernières années, des dispositifs d'actions positives plus forts paraissent aujourd'hui indispensables, tout comme dans le domaine de la représentation politique.

 

 

La production et la reproduction des élites posent ici problème. La diversité proclamée reste trop souvent un affichage alibi pour cacher des évolutions très lentes. Les femmes et les personnes issues des « minorités visibles » demeurent trop rares en politique, bloquées dès les dispositifs de sélection des candidats par les partis politiques. Les évolutions attendues nécessitent du volontarisme mais surtout une large prise de conscience politique et citoyenne.

 

 

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

 

 

 

 

l       Conclusion, par Malik Salemkour, vice-président d'ENAR France et de la Ligue des droits de l'homme.

 

 

Ce débat sur l'action positive s'inscrit dans un contexte politique, économique et social particulier. A l'heure où les inégalités se creusent, touchant toujours plus fortement les plus fragiles, il est urgent de se demander si notre modèle remplit toujours le rôle de promotion sociale qui lui est attribué.

 

 

Parler de l'action positive c'est apprécier avant tout les politiques publiques et notamment les moyens qui sont consacrés à la lutte contre les discriminations et à la promotion de l’égalité. A l'heure des restrictions budgétaires et à leur impact sur des institutions telles que la Halde ou l'ACSE, c'est l'effectivité même de ces politiques qui se trouve remise en question aujourd'hui.

 

 

En France, on assiste encore trop largement au déni des discriminations liées à l'origine. On ne peut que constater que le refus de reconnaître de manière explicite l'existence de ces discriminations, sans ignorer pour autant les autres facteurs (sociaux, sexe, territoire) et le croisement de ceux-ci, et d'en mesurer les effets compliquent fortement la mise en oeuvre d'actions efficaces.

 

 

Ce séminaire, en plus de contribuer au débat public et de favoriser l'échange de bonnes pratiques, a voulu présenter et valoriser le travail quotidien de certaines organisations, associations, ou entreprises engagées sur le sujet souvent dans l’ignorance de ce qui est fait par les autres. Ces expériences avec leurs réussites comme leurs difficultés sont utiles à tous pour aller plus loin.

 

 

Il a eu pour ambition de proposer des pistes d'actions possibles. L’exemple de celles engagées en faveur de l’égalité femme/homme ou des personnes en situation de handicap montre qu’il faut une volonté forte et partagée pour avancer, en matière d’origine dans un débat transparent où tous les acteurs sont réellement convaincus de l’urgence à agir et mobilisés pour trouver des pistes de solutions. Le processus semble s’amorcer doucement et non sans difficultés, comme tous les témoignages l’ont montré.

 

 

A l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, célébré le 10 décembre, il est plus qu’urgent que les principes proclamés par l'article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »  deviennent réalité.

 

 

 

 

Synthèse rédigée par Claire Dupin, Marie Melki, Simon Miclet - IEP Lille



[1]    Gwénaëlle Calvès, La discrimination positive, PUF, Collection Que Sais-je ?

[2]    La HALDE a fait réaliser une étude sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires de juin 2007 à mars 2008. Environ 4 000 images ont été analysées au regard de cinq critères (origine, différence homme/femme, handicap, âge, orientation sexuelle) de manière quantitative et qualitative.

[3]    Association pour Favoriser l'Insertion Professionnelle.

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