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22 mars – Journée mondiale de l’eau : le MRAP appelle à un accès gratuit à l’eau potable pour tous

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La surface de notre planète est recouverte à 72% d’eau, le corps humain est composé à 75% d’eau. Et pourtant, à mi-chemin de la Décennie internationale (2005-2015) « L’eau, source de vie », bien que les experts estiment qu’il y a suffisamment d’eau douce sur la planète pour six milliards d’êtres humains, sa répartition est inégale et trop d’eau est gâchée, polluée et gérée de façon non durable.

Près 900 millions de personnes vivent dans une zone où l’eau fait physiquement défaut et 500 millions de personnes sont menacées du même sort. En outre, 2,6 milliard de personnes supplémentaires sont confrontées à une pénurie d’eau de type économique : les pays ne disposent pas des infrastructures nécessaires pour utiliser l’eau des rivières et des nappes phréatiques. Il faut aussi savoir que 5 millions de personnes, dont près de 1,5 million d’enfants âgés de moins de 5 ans, meurent chaque année du fait de maladies d’origine hydrique ou liées à l’absence de services d’assainissement.

Le constat a été fait que contrairement aux guerres et aux catastrophes naturelles, la crise mondiale de l’eau ne fait pas les gros titres des médias. Elle ne mobilise pas non plus l’aide internationale. Tout comme la faim dans le monde, le manque d’accès à l’eau est un fléau silencieux qui frappe les pauvres tout en restant toléré par ceux qui possèdent les ressources, la technologie et le pouvoir politique nécessaires pour y mettre fin.

Un lien étroit entre l’accès à l’eau potable et à l’assainissement et un éventail d’autres droits de l’homme est implicitement établi dans différents traités, notamment en rapport avec le droit à la vie, le droit à la santé, le droit à l’éducation, le droit à un logement décent et le droit à l’alimentation.

Depuis des siècles, le contrôle des sources et des cours d’eau a été au cœur de plusieurs conflits entre les populations et entre les Etats. De nos jours encore, l’eau est enjeu majeur dans le conflit israélo-palestinien. Ainsi que l’affirme le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) : « Les Palestiniens sont confrontés à l’un des niveaux de pénurie les plus élevés au monde. La population des Territoires palestiniens occupés dispose d’un accès à un peu plus de 300 mètres cubes d’eau par an, nettement en deçà du seuil de pénurie absolue. »

En temps de paix, quel qu’il soit le rôle joué par les prestataires privés, l’Etat est toujours responsable de la réalisation des droits fondamentaux de ses populations.

Eparticulier, les États doivent s’abstenir de toute discrimination (de jure de facto) contretout individu ou groupe d’individus dans la fourniture de services et adopter des mesuresciblant les plus marginalisés. La décision de l’État de déléguer ou non la fourniture de services doit être prise de façon démocratique et participative. Cetteparticipationdoit être active, libre et utile, et offrir une véritable possibilité d’influencer le processus de décision. La prise de décisions et leur application doivent être transparentes. Les États doivent mettre en place des politiques sociales complémentaires prévoyant notamment des filets de sécurité et des subventions pour garantir qu’aucun groupe ne soit exclu. Enfin, les Etats doivent assurer la justiciabilité des droits économiques et sociaux pour que les droits à l’eau et à l’assainissement, puissent être invoqués devant les tribunaux nationaux.

En réalité, la vague de libéralisation des services de l’Etat a emporté également la fourniture d’eau potable qui est devenue ainsi un bien de consommation comme un autre, soumis aux mêmes lois de marché, quand elle n’est pas livrée à des oligopoles ou des monopoles. Les Etats ne répondent ainsi plus à leurs obligations.

Prélever 1% du budget mondial de l’armement (1’300 milliards de dollars) pendant dix ans, permettrait de financer l’accès à l’eau potable pour tous, là où les infrastructures sont insuffisantes.

En France, où la distribution de l’eau potable est une compétence dévolue aux communes, 72% du marché est assuré par des prestataires privés. Ici aussi, le droit fondamental à l’eau potable subi des violations de différentes sortes que la loi récemment promulguée relative à la solidarité dans les domaines de l’alimentation en eau et de l’assainissement, ne parviendra pas à réparer.

A titre d’exemple, cette loi n’aura aucune incidence sur le 85 % environ de la population Rom vivant sur le territoire français (15 000 personnes) qui n’a pas accès l’accès à l’eau potable, ni pour les 15 % restant qui n’a souvent accès qu’à un point d’eau sans sanitaires.

Si l’eau est source de vie, son manque décrète la mort pour l’être humain qui n’y a pas accès. Ä l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, le MRAP appelle à un accès gratuit à l’eau potable (40l. par jour par personne) pour tous.

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